Tout devient silencieux

Documentaire Paris, France
8 720 € levés sur 8 000 €
109 %
156 coprods
Campagne bouclée
le 5 mars 2015
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Le pitch

En suivant différents parcours de transhumance, le film Tout devient silencieux cherche à comprendre cette recherche de nature préservée des pesticides. Une problématique au cœur de l'activité apicole, celle "des éleveurs sans terres" qui relève d'une véritable chasse au trésor.

Le porteur de projet

Amandine&Simon&Corneliu Paris, France voir mon profil

Présentation du projet

Tout devient silencieux est un film qui interroge notre influence sur le territoire naturel et plus particulièrement sur les insectes à travers le prisme de l'activité apicole professionnelle. L'abeille est un chaînon extraordinaire entre le monde végétal et animal, complètement en phase avec le cycle de la vie et véritable témoin de ce possible silence de la nature à venir. Immersif et filmé au plus près des insectes, ce film documentaire est une invitation à écouter et ressentir le vivant.



Si l'homme et l'abeille sont intimement liés dans leur survie, leur activité commune est soumise à la qualité de l'environnement dans lequel ils évoluent. Les apiculteurs en sont les premiers témoins. Ils sont contraints d'élever des essaims de manière "assistée", pour pallier à cette mortalité de l'abeille. Et ce fait est relativement nouveau, à l'heure du monde agricole modernisé tel que nous le connaissons ces vingt dernières années.

"On ne tient pas une abeille par la patte et on ne peut pas les emmener sur la lune"


Face à ce constat, nous suivrons la route de ces femmes et de ces hommes apiculteurs, pour comprendre leur quête de territoire. Ils doivent se déplacer, parfois à plusieurs centaines de kilomètres, pour éloigner les ruches des pesticides et atteindre les différentes zones de miellées encore disponibles : acacia, châtaigne, sapin, thym. Ces parcours de transhumance sont rendus de plus en plus difficiles, surtout pour les exploitations apicoles en bio.



Que reste-t-il aujourd'hui comme espaces protégés et véritablement naturels ? Comment les apiculteurs s'organisent-ils pour trouver des zones d'exploitation ?

On peine à réaliser qu'une grande partie du territoire et de nos paysages est touchée et ce même dans les zones les plus reculées comme les massifs français.

"C'est pas parce que ça ne se voit pas que ça n'existe pas"

"Les néonicotinoïdes c'est le cinquième élément, ils sont présents partout dans l'environnement"



Tout devient silencieux sera une porte d'entrée poétique sur le vivant, sur un monde microscopique qui s'active et se hâte comme nous, "petits bonshommes". Tout devient silencieux met en scène la nature, en pendulant entre le monde minuscule des insectes et l'immensité des espaces dans lesquels l'homme trouve sa place. Une attention particulière sera accordée au son, afin d'enrichir l'espace sensoriel et émotionnel du film. Loin des déserts végétaux et des champs mortifères, nous allons écouter et entendre ces terrains encore habités, afin de comprendre ce qui amène le silence.

La démarche documentaire du film s'appuiera essentiellement sur deux générations qui s'entraident ou se succèdent mais qui ne travaillent plus de la même manière. Dans cette itinérance de différents territoires, chaque apiculteur professionnel témoigne de ses savoirs locaux et bonnes pratiques selon les régions. Nous serons au cœur de leur quotidien, ce qui nous laissera le temps de bien les connaître.

Nous souhaitons que notre film soit une mise en perspective d'une solution plausible, en tout cas qu'il questionne une piste de solutions.

Notre intention est de partir de cas concrets et spécifiques pour réussir à comprendre ce qui est universel dans ce milieu et dans ces combats. Tout devient silencieux, ne fait pas exclusivement référence à une situation française, mais pourrait facilement se décliner ailleurs. Ce qui se dessine en filigrane est une réflexion philosophique et documentaire sur le vivant : la valeur de la vie (le progrès devait faciliter le rapport avec la vie mais finalement ce rapport est perturbé voire inversé), notre lien avec le sol (une véritable philosophie de vie, un lien comparable à un héritage, une harmonie avec son terroir et ses racines). Des rapports symboliques et forts : mort et naissance, humanité et animal, éphémère et durable.




La structure du film s’organisera selon des temporalités spécifiques au monde des abeilles : saisons de récoltes, zones de transhumance, événements spécifiques et extraordinaires. Une manière de se rapporter à un temps qui s’est créé en accord avec la nature et qui est aujourd'hui raccourci et renouvelé par l'homme.

Nous avons démarré notre aventure dans la région d'Angers. Après cet hiver, ce sera notre point de départ pour étendre nos questionnements aux plaines agricoles des régions centres jusqu'aux montagnes de l'est de la France. Nous suivrons deux jeunes apiculteurs lors d'une transhumance de solidarité (manifestation nationale de soutien aux apiculteurs des Alpes durement touchés cette année 2014) prévue mi mars 2015. Au cours de ce périple, nous croiserons nos interlocuteurs : agriculteurs bio et conventionels, scientifiques, acteurs locaux et nationaux de la préservation de l'environement, ou simple temoins de l'empoisonement du territoire français.


Nos principaux protagonistes :

Guy, apiculteur retraité depuis 5 ans, vit avec sa femme, Chantal, au cœur d'un bosquet de forêt très agréable à vivre, non loin de Montigné les Rairies dans le Maine-et-Loire. Dans cet oasis de nature sensiblement préservé, chaque jour Guy rend visite aux ruches qu'il a installé dans son jardin, vestige d'une grande époque, celle des "Happyculteurs". Malgré la fin de cette vie de travail, lui et sa femme ne décrochent pas de ce rythme de vie si spécifique. Guy nous confie, « on vit les saisons comme elles, parfois on se demande si on n'est pas en train de se transformer en abeilles ». Guy est un homme extraordinaire qui connaît beaucoup de choses sur la vie animale et aussi, celle des plantes, et qui aujourd'hui se sent responsable de transmettre sa mémoire et son savoir.

Amaury, jeune papa de 28 ans, grande gueule affirmée, piercing et tatouages assumés, il passe rarement inaperçu, bourré d'humour. Lorsqu'il est dans les ruches, c'est avec des gestes fins et méticuleux, parfois même maternant, qu'il récolte le miel de ses élevages d'abeilles, certifiés bio. Amaury a l'âme d'un entrepreneur et il tente d'avoir un métier et une vie qui ait du sens, à son échelle. Il a grandi dans la région, il travaille et vit près de sa femme, ses amis, sa famille. Il est président de l'antenne régional des Pays-de-la-Loire au sein de la fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP). Avec Sandrine, collègue et amie, ils travaillent près d'Angers à La Ménitré. Amaury se définit comme un "militant-résigné". En effet, le chiffre d'affaires est loin d'être bon, et les pourcentages de ses récoltes sont alarmants. Il ne peut plus pratiquer le métier comme avant, il est obligé d'adopter une logique productiviste du métier. Mais il ne deviendra pas ce revendeur d'essaims prêt à exporter des caisses de larves réfrigérées aux émirats Arabes, destinées à produire un miel de faible qualité mais à bon rapport financier. Il est terriblement motivé pour déplacer ses ruches loin des pesticides « même si c'est un peu stupide de mettre 80 ruches à 5 emplacements différents, car c'est beaucoup de travail ».

Gaëlle
est la fille de Guy et Chantal. Comment pouvait-elle résister à l'envie de prendre part au combat, au point de s'engager politiquement dans un syndicat apicole (comme trésorière) reprenant ainsi le flambeau du combat de ses parents. La transmission générationnelle et professionnelle est réussie. Apicultrice motivée et battante avec Erwan, son compagnon, ils se sont regroupés avec d'autres producteurs dans une structure où tous travaillent avec un souci de qualité et tentent de porter une vision pour le futur : respecter à la fois le territoire et ses consommateurs.



L'équipe du projet


Le projet est porté par Amandine, Corneliu et Simon. Nous nous sommes rencontrés en août dernier dans le cadre des ateliers documentaires Premiers Plans d’Angers. Membres de la même équipe de réalisation, nous avons réalisé, encadrés par le cinéaste Xavier Liébard, en cinq jours, un court métrage de 12 minutes qui est à présent le point de départ de notre projet futur.




Le film a été projeté en salle au cinéma des 400 coups d'Angers lors de la fermeture de l'ensemble des résidences du festival Premiers Plans en août 2014. Puis à l'auditorium de la médiathèque de Saumur dans le cadre de la programmation du mois du film documentaire en novembre 2014.

Sous l’emprise des aventures de tournage vécues ensemble ainsi que des rencontres et des échanges faits, l'envie d'une version plus longue s'est vite imposée au sein de l'équipe.

l'équipe

  • Amandine Marty Amandine fait ses premières armes dans le doc Simon Jourdan Après une première carrière en tant que photo Corneliu Dragomirescu Corneliu a étudié le cinéma et le théâtre à B

À quoi va servir l'argent ?


L’argent reçu par la collecte est essentiel pour la réalisation du film, l’équipe ne bénéficiant à présent d’aucune autre subvention. Nous avons choisi d’aller de l’avant, pour profiter d’une bonne dynamique mais aussi du soutien des apiculteurs. Même si nous espérons trouver d’autres aides en cours de production, l’argent de la collecte nous permettra de nous organiser et de démarrer le projet.

Notre première étape de tournage se situe autour du 15 mars 2014 pour filmer une transhumance de solidarité initiée par la fédération française des apiculteurs professionnels.

Cet argent sera utilisé pour :
- Les déplacements : location de voiture pour les trajets Paris – Angers (au moins 4 fois dans l'année selon les récoltes) ainsi que pour les déplacements sur des événements extraordinaire et imprévus.
- Le matériel de tournage : en location de matériel (caméra, pieds, matériel son (microphones, perche, zoom et HF), deuxième caméra pour tournages spécifiques (interview, macro), objectif macro sur appareil photo, achat d'espace de stockage (disques durs) et cartes mémoires SD.
- La régie des tournages.
- La post-production : location d'un banc de montage, étalonnage, studio son (mixage et création sonore), édition DVD / DCP / HDCAM pour des projections et festivals.
- La communication : envois en festivals (pour faire connaître le film et trouver un distributeur), projections-débat (pour intéresser un large public à la thématique), des évènements spécifiques, un site internet participatif et un blog.

Planning 2015
- Début février : départ en tournage.
- Été 2015 : fin de tournage et début de post-production
- Rentrée 2015 : fin de post-production
- Hiver 2015 : festivals / diffusion

Le futur du film
- Des projections (accompagnées de débat/soirées/événement pour favoriser le dialogue et l'éducation populaire par l'image, l'art et le documentaire)
- Développement d’un site internet comme plateforme informative (voire participative) et éventuel moyen de diffusion du film.
- La participation en festivals documentaires et cinématographiques nationaux et internationaux.
- Trouver un partenaire pour diffusion TV/salles de cinéma (indépendants).

Le mot de la fin

Si vous ne pouvez pas soutenir le projet mais que le sujet vous intéresse, n'hésitez pas à en parler autour de vous. Le bouche à oreilles nous sera d'une grande aide.

Actualités

Coucou l'équipe! Vous en êtes où? On aimerait bien avoir quelques nouvelles! Apiculturement ;)

Bonjour, Je viens de découvrir votre projet, super ! Je vis à Angers, je suis réalisatrice de documentaire 52' , et monteuse. Je connais bien le festival Premiers plans, et aussi les abeilles. Petite fille d'apiculteur, qui en son temps, a beaucoup oeuvré pour elles, il construit en 1935 un grand rucher à deux étages pouvant abriter environ 150 ruches et une miellerie. Il fut président de l'UNAF en 1963... Ma mère possède une ruche, et j'ai endossé le costume balnc pour récolter avec elle il y a deux ans... Si vous avez du temps lors de vos tournages, on peut se rencontrer, avec plaisir.. Bon tournage à vous pour ce beau projet. Delphine Oger

Bonjour, La campagne de crowdfunding s'est achevée il y a une semaine. Avec beaucoup de suspense à la fin.. Vous avez été 156 personnes à soutenir notre projet et à y apporter votre investissement via la plate-forme touscoprod. Simon, Corneliu et moi même sommes très reconnaissant de votre mobilisation. Nous avons à présent très à cœur de ne pas vous décevoir. Les 8720 € ainsi récoltés, au-delà d'être une somme qui nous permet de commencer le projet dans des bonnes conditions, ont démultiplié notre motivation pour le projet. Le 27 mars prochain, nous débuterons le tournage en suivant la transhumance de solidarité entre le Maine-et-Loire et l'Ariège. Nous mettrons bientôt en place une page internet (FB ou autres) pour que vous puissiez suivre l'aventure au cours de l'année qui vient. Encore merci à tous !! A très bientot Bien à vous Amandine, Corneliu & Simon PS : N'hésitez pas à communiquer avec nous pour toute question ou informations supplémentaires.

Elles sont d'accord pour partager leurs miel ! Nous devon les protégés de l'homme et de ses poisons.

Coprods (156)

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