Le Premier Pas

Court métrage France
5 005 € levés sur 5 000 €
100 %
38 coprods
Campagne bouclée
le 11 décembre 2013
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Le pitch

Le Premier pas nous fait partager la rencontre d'un homme et d'une femme. Cette femme est handicapée physique. Cet homme sera son assistant sexuel.

 

 

Le porteur de projet

Les Films du Cygne France voir mon profil

Présentation du projet

 

  

Une envie…

Ce projet de court-métrage est né d’une envie triple.

Dans un premier temps, celle de mettre en images la fragilité de la rencontre dans ce qu’elle dit de nos besoins de l’autre, dans un second temps celle d’aborder la délicate question du phénomène récent de l’assistance sexuelle aux personnes handicapées et dans un troisième temps celle d’aborder par le cinéma la transmission de la sensualité.

 

La rencontre, tout d’abord, thème universel et intemporel, m’intéresse ici dans la mesure où elle est l’objet de tous nos espoirs, de nos doutes et de tout ce qui peut (la vie n’est faite que de cela) bouleverser nos existences. Ce qui se joue, en effet, dans les premiers instants de la rencontre recèle, il me semble, le concentré à la fois de ce que nous sommes au plus profond de nous-mêmes tout en ouvrant les perceptives de ce que nous aimerions être ou devenir. C’est cet instant crucial, déterminant et émouvant que j’ai souhaité explorer.

 

L’assistance sexuelle aux personnes handicapées est, ensuite, un sujet de société qui m’interroge profondément. Ce phénomène ne me questionne pas tant pour des raisons de morale ou de droits (sur lesquelles je ne me sens aucune compétence) mais plutôt dans ce qui peut pousser des individus à se soumettre à cette méthode, dans le lien qui peut s’y nouer et plus largement dans le rapport que nous pouvons tous, valide ou non,  entretenir avec les besoins et les désirs de notre corps.

 

Le troisième moteur de ce projet est donc une envie de rechercher comment rendre « au cinéma » le trouble de ce rapport au corps. Comment exprimer dans ce cadre, la force de la sexualité comme une énergie vitale, la sensualité, l’expression des corps comme une communication absolue ? Comment rendre sensible le corps du spectateur en utilisant simplement la force de l’évocation et les mots comme sésame ?



 



Des personnages…

Même si nous ne verrons que très peu le visage de la Femme, son rôle est capital tant dans ce qu’elle dégage physiquement que dans la finesse et la précision de son jeu. Mon choix s’est porté sur Sarah Grappin, brillante comédienne avec laquelle j’ai collaborée sur mon précédent film. La grande féminité de son physique, la profondeur de son travail et sa disponibilité intellectuelle et émotionnelle m’assurent d’une incarnation pertinente. Car bien qu’étant principalement hors champs, le personnage de la Femme ne doit pas en être moins défini. Des éléments de décors tel que son matériel de dessin, son lourd traitement médicamenteux, la simplicité de son appartement nous renseignent sur la personnalité de cette jeune femme dont on ne connaîtra pourtant jamais réellement la nature du handicap. Plus que par les mots, c’est au travers de son environnement, de sa gestuelle gracieuse, du son de sa voix charismatique qu’elle se dévoilera à nous.

 

Le personnage de l’Homme, lui, nous sera présenté frontalement. Occupant une large partie de l’espace visuel nous serons amenés à le détailler, à chercher à comprendre ses motivations, ses failles. En opposition au personnage de la Femme, les informations le concernant nous serons exclusivement offertes par ses mots, les expressions de son visage et sa gestuelle fragile. Derrière un langage qui apparaît souvent formaté, c’est un homme émotif, troublé, ambivalent que nous découvrirons. Un homme dont on ne saura interpréter l’intention profonde mais dont l’empathie  sera pourtant immédiate.

Pour interpréter cet homme aussi sympathique que complexe, j’ai choisi de travailler avec Antoine Mathieu, comédien de théâtre et de cinéma dont l’expérience et la personnalité m’assurent une incarnation aussi précise que sensible. Il apporte à ce rôle une énergie propre, une large palette de nuances et réussit à  nous mener vers un trouble sensuel toujours délicat.

 

Nous avons pu, d’ores et déjà, entamer ensemble un travail de lecture et d’approfondissement de leurs rôles qui m’a permis d’affiner mon regard sur ces personnages, de trouver les rythmes adéquats et de constater la pertinence et la justesse de ce couple à l’écran.

 



Une mise en scène…

Le thème du handicap et de la sexualité me paraissant, tous deux, particulièrement sensible à aborder, j’ai souhaité m’en approcher avec le plus de prudence, de respect et de sensibilité possible. Craignant par dessus tout la tentation du voyeurisme ou de la curiosité déplacée, j’ai choisi comme point de départ de ne jamais dévoiler ni la nature du handicap, ni la réalité physique de son interprète. Il ne s’agit pas en effet dans ce projet de s’appliquer à mettre en fiction une étude documentaire sur la sexualité des handicapés mais plutôt de chercher comment elle peut résonner en chacun de nous. Le handicap physique pouvant faire figure ici de symbole tout autant que d’une réalité éprouvée.

 

Par ailleurs, si les motivations qui peuvent amener une personne en situation de handicap à faire appel à un assistant sexuel peuvent se comprendre assez aisément, celles qui poussent un homme ou une femme à tenir ce rôle me semble bien plus complexe. C’est donc assez naturellement que j’ai souhaité mettre le spectateur au niveau et du côté du point de vue de la personne handicapée. Ce n’est donc plus l’handicapé que nous observons mais celui qui lui fait face et s’offre à lui. Il s’agit alors de nous exposer à la question centrale et que la Femme formule en fin de film « Mais pourquoi fais-tu cela ? ».

 

De ce point de vue, des films comme « La femme défendue » de P. Harrel ou « Le scaphandre et le papillon » de J. Schnabel peuvent servir de référence sur l’utilisation de la caméra subjective. A partir de cette contrainte formelle, j’ai cherché comment développer entre eux une relation et comment faire exister la sensualité. J’ai choisi alors de faire évoluer la rencontre sur deux différents temps. Le temps « réel » et objectif de cet entretien d’un côté, dans lequel les protagonistes vont chercher à se présenter, à se comprendre, à communiquer en utilisant, tant bien que mal, les mots comme langage. Et de l’autre côté, celui des désirs avec l’intervention de séquences chorégraphiées, le temps des corps. En cherchant quelle forme donner à l’expression de ces désirs, aux combats intérieurs qu’ils engendrent, à l’expérience de l’immobilité et du corps meurtri, il m’est apparu que la danse, langage absolu du corps, représentait l’outil idéal.

 

Martha Graham (Chorégraphe contemporaine) disait « Le mouvement ne ment pas », on pourrait dire alors que ces séquences dansées sont ici pour nous amener vers une autre vérité.

 

Pour parvenir à inventer un objet visuel tout à fait singulier, fort et cohérent, je m’atèle actuellement à un travail de recherche en vidéo danse et de collaboration active avec le chef opérateur qui mettra en lumière ce film pour trouver à trois la forme à donner à ces séquences spécifiques. Mon objectif étant que ces interventions ne soient pas de simples illustrations esthétiques mais ouvrent au contraire une autre voie pour appréhender le sujet. Des mots et des corps qui avancent dans leurs rythmes propres pour finalement se confondre, dialoguer et nous dire que nous sommes indissociablement les deux.


 





Un traitement filmique…

Ces deux temporalités qui se chevauchent nécessitent naturellement un traitement esthétique différent. Si le temps « réel » de ce rendez-vous sera mis en scène avec une certaine distance, une forme de classicisme, utilisant une caméra stable aux cadres simples et élégants, le temps « des désirs » sera traité avec plus de liberté, de singularité, de fragilité, utilisant une caméra beaucoup plus près des peaux, caressant les corps, cherchant des points de vue que l’œil n’attend pas. Nous nous attacherons à mettre en avant une opposition esthétique évidente entre l’immobilité et l’enfermement de l’univers de cette femme et du handicap et celui de la forêt et de la danse, source de vie et de liberté, tout en conservant toujours la fluidité et la cohérence de leurs enchaînements.

 

Mon attention se portera à ce que l’émotion et la sensualité du propos soient transmises tant par l’interprétation, la mise en scène, que par la beauté esthétique des plans. Il s’agira donc d’un film à l’image travaillée, sans artifice exagéré mais cherchant la délicatesse formelle.

 

Mon choix de faire appel au chef opérateur Guillaume Le Grontec (qui a déjà mis en lumière mon précédent court-métrage) repose sur la fluidité de notre collaboration, l’originalité et la fraîcheur de son travail ainsi que l’affinité et la culture qu’il a développées pour la danse à l’image. Guillaume Le Grontec a déjà, à maintes reprises, exprimé son talent dans des films de vidéo danse.

 

Un pari…

Le pari que je fais en engageant ce projet est ambitieux et fragile. Il s’agit en une quinzaine de minutes d’ouvrir une porte sur l’histoire de cet homme et de cette femme, de leur rencontre, de leurs failles et de leurs espoirs. Il s’agit de donner à voir, en en montrant le moins possible, la force du désir et sa fragile limite avec le besoin. Il s’agit de s’interroger sur nos limites et les rapports de force qu’elles peuvent entraîner. Il s’agit de donner envie, d’une manière ou d’une autre de faire un premier pas.

 

« Chacun de nous a un premier pas à faire.

Dans sa vie privée, personnelle.

Ce premier pas, il faut le faire aujourd’hui.

Maintenant. » 


 

NOTRE OBJECTIF :

 

LE PREMIER PAS est soutenu par la Communauté Urbaine de Strasbourg. Son tournage est prévu pour la fin de l’année 2013. Néanmoins, le financement du film n’est pas encore terminé, nous avons encore besoin de fonds complémentaires.


Le minimum vital qui servira à financer la fabrication du film est de 5 000 Euros.

Les fonds récoltés nous serviront à prendre en charge une partie des frais du tournage et de post-production de LE PREMIER PAS, dont :

 

- le matériel caméra/ lumière (2 000 Euros)

 

- le montage son (800 Euros)

 

- le mixage (1 200 Euros)

 

- l’étalonnage (1 000 Euros)

  

Nous espérons, avec votre soutien, franchir ce premier palier essentiel à la fabrication du film.

Ensuite, nous nous dirigerons vers le second palier, 8 000 Euros, soit 3 000 Euros supplémentaires qui serviront pour les éléments suivants :


- Fabrication du DCP 2K VF et VF st Anglais (1 000 Euros)


- Fabrication des copies DVD (500 Euros)


- Frais de promotion (1 500 Euros)


Le montant total que l'on aimerait obtenir correspond donc à 8 000 €, dans un délai de 2 mois. C'est pourquoi nous avons besoin de vous pour mener à bien ce projet ! Chacune de vos contributions nous est précieuse.

 

BIOGRAPHIE :

 

Vanessa Clément vit et travaille à Paris dans le cinéma et la publicité depuis plus de dix ans. Amenée au fil de rencontres à collaborer à l'écriture de plusieurs courts, moyens et longs métrages (lauréat du Prix Junior du Meilleur Scénario 2003), elle développe son goût pour l'écriture et décide finalement de réaliser en 2010 son premier court métrage intitulé "A trois", produit par Les Films du Cygne. Diffusé sur France 2 et Orange Cinéma Séries, le film a réalisé une belle carrière en festivals (Paris Courts Devant, Short Shorts Mexico, Molodist de Kiev, Istanbul, …) et a notamment obtenu le Prix Découverte Bonhôte au Festival du Film Français d’Helvétie en 2011. Dans la continuation d'une recherche axée sur les questions de la féminité et de la vie de famille au cinéma, elle s'attelle aujourd'hui au développement d'un nouveau court métrage pour la collection "Woman Project". Parallèlement à son activité de coordinatrice de production, elle travaille également à l'écriture de plusieurs projets pour le cinéma.

 

FILMOGRAPHIE CINEMA COMEDIENS (liste non exhaustive)  :


Sarah Grappin

Long Métrage

2012  JE SUIS UN VAGABOND - Charles NAJMAN

2012  MARIAGE A MENDOZA - Edouard DELUC

2009  AH ! LA LIBIDO - Michèle ROSIER

2009  SI LES PAPILLONS PARLAIENT - Stéfan LIBIOT

2007  LES LIENS DU SANG - Jacques MAILLOT

2006  LES YEUX BANDES - Thomas LILTI

2005  NOCTURNES - Henry COLOMER

2004  LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS - Robert GUEDIGUIAN

2002  JE T'AIME, JE T'ADORE - Bruno BONTZOLAKIS

1999  MON ANNEE 1919 - Huang JIANZONG

1998  NOS VIES HEUREUSES - Jacques MAILLOT

1997  PETITS DESORDRES AMOUREUX - Olivier PERAY

1994  LE NOUVEAU MONDE - Alain CORNEAU

Court Métrage

2011  A TROIS - Vanessa CLEMENT

2007  LE BUREAU DES JOURS PERDUS - Jean-François FONTANEL

2006 LA TANGENTE  - Vincent VESCO

 

Antoine Mathieu

Long Métrage

2010 DES FILLES EN NOIR – Jean-Paul CIVEYRAC

2009 LE PÈRE DE MES ENFANTS – Mia HANSEN-LOVE

2005 LE PROMENEUR DU CHAMP DE MARS – Robert GUÉDIGUIAN

2003 INQUIÉTUDES – Gilles BOURDOS

2000 CODE INCONNU – Michael Haneke

1999 RIEN À FAIRE – Marion VERNOUX

1999 NOS VIES HEUREUSES – Jacques MAILLOT

1995 L’ÂGE DES POSSIBLES – Pascale FERRAN

Court Métrage

2012  FILLE DU CALVAIRE – Stéphane DEMOUSTIER

 

PRÉSENTATION DE LA SOCIÉTÉ DE PRODUCTION :

 

Etablie entre Annecy et Paris, Les Films du Cygne est une structure de production cinématographique fondée en 1999 et composée de deux producteurs associés, Alexandre Charlet et Jonathan Hazan, qui travaillent ensemble sur un même film ou développent chacun leur projet. Destinée à la production de films de fiction, la société a accompagné des courts-métrages largement diffusés comme Pensée Assise de Mathieu Robin, Regards Libres de Romain Delange, Mon Amoureux de Daniel Metge ou Argile de Michaël Guerraz.

 

En quelques années, la société a produit près de 25 courts-métrages représentant plus de 1 000 sélections en festivals à travers le monde (Clermont-Ferrand, Brest, Villeurbanne, Drama, Cleveland, Leeds, Namur, Turin ou Stuttgart), et une centaine de prix. Ces films ont pour la plupart bénéficié de diffusions télévisuelles, et sont exportés sur plusieurs territoires à travers le monde. Ces succès conduisent naturellement la société au long-métrage tout en continuant une production régulière de courts-métrages, révélateurs de talents et d’ambitions.

 

 

 

L'équipe du projet

l'équipe

  • Vanessa Clément Sarah Grappin Antoine Mathieu Jonathan Hazan

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