MOI, GAGARINE

Documentaire Paris, France
6 035 € levés sur 6 000 €
101 %
122 coprods
Campagne bouclée
le 23 décembre 2016
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Le pitch

1991. J'ai 20 ans. L'URSS s'effondre et je plane dans les premières Rave Party russes. Mon ami Vanya, personnage culte de ce mouvement, disparaît en 1998 sans laisser de traces. Je reconstitue cette époque vertigineuse à partir de témoignages, d'archives et de souvenirs. Où est Vanya ? Où s'est donc envolé ce sentiment de liberté ?

Le porteur de projet

Moi, Gagarine Paris, France voir mon profil

Présentation du projet


ACTUALITés

LA DAME DE PIQUE a publié un article sur Moi, Gagarine !

FRANCE CULTURE & RADIO NOVA ont parlé du film à l'antenne !! Réécoutez ici les podcasts de l'émission de France Culture (à 32') et du Nova Club.


Heetch est notre partenaire et a écrit un article sur le film !



L'Âge d'Or et Technopol sont nos nouveaux partenaires pour le film !! Lire l'article de Technopol

Trax Magazine et Itinéraire Bis sont partenaires du film et ont publié un article sur leurs sites !

Et Itinéraire Bis a profité de sa rencontre avec Olga pour lui poser quelques questions. Lire l'interview d'Olga









Le projet d'olga darfy




« Prenez autant de liberté que vous pouvez en emporter ! » disait paraît-il Eltsine en 1991. J’avais alors 20 ans, je me considérais comme révolutionnaire et j’entamais des années baignées d’une sorte d’ivresse romantique. À l’époque on pouvait parler d’un souffle de liberté en Russie dont j’ai envie aujourd’hui de me souvenir, tandis que le gouvernement actuel promulgue un nombre important de lois répressives.



Alors que l’Union Soviétique disparaissait, un nouveau pays a surgi : règlements de comptes entre bandits et soirées somptueuses, files d’attentes devant les magasins vides et privatisation des usines, meetings politiques et expositions d’art moderne, putsch et extasy.

Personne ne comprenait alors comment il fallait vivre et ce que nous allions devenir. C’était une époque vertigineuse. Je me sentais libre, je croyais faire quelque chose de nouveau qui avait un sens. On vivait tous au sons de la techno, au rythme de 180 beats par minute (un rythme à la limite de perception humaine). Je ne voulais pas de la vie ennuyeuse et prévisible de mes parents.



J’avais déménagé à Moscou pour mes études. Ma mère était sûre que le soir je m’installais chez moi dans un fauteuil confortable pour lire des livres et que dans la journée j’allais à l’université. Elle est morte aujourd’hui et si elle était toujours là je ne pourrais sans doute pas faire ce film. Car si elle avait su ce que je faisais en réalité à l’époque, elle serait certainement morte plus tôt.

Ce film est mon récit de cette époque du début des années 90.
Ce mouvement et ces raves party ne sont pas devenus une révolution. Ils sont restés une grande fête qui m’a donnée de l’énergie pour toute ma vie. J’ai trouvé dans cette expérience une liberté intérieure qui me guide encore aujourd’hui et c’est ce que je veux donner à partager dans mon film.




MOI, GAGARINE se construit autour de la disparition en 1998 de mon ami Vanya Salmaksov, organisateur de ces rave party et figure emblématique du mouvement.

Sur ses traces, je cherche un temps révolu, une génération dont les 20 ans correspondait à la disparition d’un pays et à la naissance d’autre chose.

Aujourd’hui, la fête est finie. Vanya a disparu, nous sommes devenus adultes en même temps que le pays se transformait. Revisiter notre jeunesse, ces années qui nous en séparent c’est explorer aussi la mutation de la Russie soviétique et post soviétique. Vanya est une métaphore. De ce que nous avons vécu et espéré, de ce qui a disparu.


Je conduis le récit par une voix off : ma première Gagarin party, ma rencontre avec Vanya Salmaksov, ce jour où j’ai quitté mon uniforme d’écolière pour revêtir mes nouveaux habits de raveuse, ma première expérience du LSD, ma première performance avec les Troglodytes.








J’utilise des images d’archives : mes photos personnelles, celles de mes amis, des vidéos de l’époque amateurs, des archives télévisuelles qu’elles soient autour du mouvement des Gagarin party, ou autour du climat politique et social de l’époque, des affiches, des flyers. Mon récit s’appuie sur cette multitude d’images au travers desquelles je reconstruis ce monde, cette atmosphère, mais aussi mes sensations, mes émotions.



Je croise ce récit avec mes rencontres d’aujourd’hui, vingt-cinq ans plus tard : dans le Saint Pétersbourg et le Moscou contemporain, je filme mes amis, anciens organisateurs et idéologues des Gagarin Party, DJs et clubbers actifs des années 90. Ils me font partager leurs souvenirs, me parlent de Vanya, des hypothèses de sa disparition, de la musique et des courants artistiques de l’époque. Ce qu’ils sont devenus aujourd’hui raconte les années qui nous séparent de cette époque et les transformations du pays. On me voit à l’image, je suis une chercheuse qui depuis un pont donnant sur Moscow City , regarde ces années passées, tentant de comprendre ce qui résonne encore.






TEASER




Les Personnages


Ivan Salmaksov dit "Vanya"


Roi underground du début des années 90. Il a grandi dans une famille de militaires et voulait devenir musicien. Il a disparu dans des circonstances mystérieuses en 1998. DJ, producteur et organisateur des premières raves party russes dites «Gagarin party», il était résident du club culte «Ptyuch». C’est sur ses traces qu’Olga revient sur cette époque vertigineuse dans le film.

Micha Voron


Personnage culte de la scène underground russe. DJ et organisateur d’une centaine de soirées, il a vécu dans un squat sur la Fontaka à Saint-Petersburg, lieu qui accueillit les premières raves Party russes et qui fut le berceau du mouvement. Il travaille aujourd’hui comme chauffeur de taxi. Il rêve d’une Russie libre.

Igor Shulinksy


Philosophe, écrivain, éditeur, il est une figure légendaire des années 90. Il est connu pour être le fondateur du magazine «Ptyuch», véritable monument dans le milieu de la jeunesse underground russe de l’époque. Aujourd’hui, il est propriétaire d’un petit restaurant. Il déteste les supermarchés et la société de consommation.

Sergeï Bougaev Afrika



Artiste et acteur, il a joué notamment dans le film culte «Assa» de Sergeï Soloviov sorti en 1987. Figure mystérieuse de la scène bohème russe, il a participé à tous les événements importants des années 90. Aujourd’hui, il soutient Poutine et cela lui vaut la colère de ses anciens amis.

Kirill Frolov


C’était un ami proche de Vanya. Alors propriétaire d’un night club, ils ont organisé ensemble les « Gagarin party » Plein de vie et talentueux, ils représentent à eux deux la jeunesse des années 90 et la lumière qui illuminait cette époque. Aujourd’hui, il est dentiste, voyage beaucoup et est père de trois enfants.





Le mot de la productrice


Ce projet m’a particulièrement touchée dès la première lecture. J’ai aimé la liberté avec laquelle Olga choisissait de parler de cette période charnière que j’ai moi-même connue personnellement puisque je vivais à l’époque en Russie. La force du film m’a parue tout de suite être dans le croisement entre le récit personnel et une dimension plus globale qui touche à l’histoire du pays entier. La métaphore construite autour du personnage de Vanya et de sa disparition, incarne cette coïncidence féconde entre la naissance de la Russie post-soviétique et les 20 ans d’une génération à laquelle appartient l’auteur. Ce film est donc singulier car il nous donne à comprendre de l’intérieur cette période de bouleversement en Russie au début des années 90. Par résonance, nous appréhendons la dynamique des années qui ont suivi. C’est aussi une réflexion sur le temps qui passe, l’histoire d’une génération qui s’interroge sur ce qu’elle a vécu. Ce film est hors case, hors format, et c’est malheureusement pour cela que nous avons eu des difficultés à le financer malgré nos efforts ! Pourtant comme productrice, je suis convaincue que ce sont ces regards singuliers qui nous aident à comprendre différemment le monde. Nous avons donc besoin de vous pour qu’il existe et que nous puissions en particulier lui offrir les conditions d’une belle post production. Merci d’avance pour votre soutien !!






L'équipe




La réalisatrice, Olga Darfy
Je vis aujourd’hui à Moscou où je réalise des documentaires et des fictions et où je collabore comme metteur en scène au Théâtre Doc, un lieu indépendant de la scène moscovite.
J'ai réalisé en particulier En attendant Vano, un essai documentaire autoproduit sur la guerre entre la Russie et la Géorgie, Kaleidoscope, fiction de 90 mn, RWS, 2008 et Vladimir Vyssotski 205 jours, documentaire de 72 mn, RTR channel, 2005. Je suis également un peu comédienne.



La productrice (France), Rebecca Houzel
Au sein de Petità Petit, j’accompagne des films documentaires d’auteur qui me semblent nécessaires et déplacent notre regard sur le monde. Parce que je connais bien la Russie et que je parle le russe, je travaille en particulier avec des auteurs russes (mais pas seulement !). Dans tous les cas, je produis les films qui me tiennent vraiment à coeur et que je suis décidée à faire même si leur financement s’avère difficile.


Et son assistante, Bérangère Dugué
Cela fait maintenant deux ans que je travaille aux côtés de Rebecca et que je l'accompagne, de mon mieux, dans tous ses projets. C'est donc tout naturellement que je l'aide à organiser cette campagne pour ce film qui me tient beaucoup à coeur depuis le tout début. J'adore ce sentiment de liberté et quelque part aussi, de révolte, qui traverse le film. J'adore l'univers déjanté des rave party des années 90, qui plus est dans une Russie que je ne connaissais pas et qui nous en apprend beaucoup sur celle d'aujourd'hui. J'adore la musique aussi. Bref, vous l'aurez compris, je suis complètement emballée par ce documentaire et j'espère vraiment qu'on atteindra notre objectif et qu'il pourra rencontrer son public !


Le monteur image, César Diaz
César monte des films depuis une dizaine d'années. Il a fait des études cinématographiques au Mexique, Bruxelles et Paris. Parmi les derniers films qu'il a monté se trouve Ixcanul de Jayro Bustamante, ours d'argent au festival de Berlin, L'étrange histoire d'une expérience urbaine de Julien Donada et La Costa Dorada de Noémie Gruner. Il a monté autant des fictions que documentaires en Amérique Latine et en Europe.




Le premier diffuseur, Lyon Capitale TV
Nous avons été touchés lorsqu'en 2013, Olga nous a présenté son projet lors des pitchs de l'EURASIADOC en Arménie.
Ce film traite du rêve russe dans les années 1990, de la vie privée de la jeunesse de cette époque, et du mystère autour de la disparition de Vanya, qui incarne alors une métaphore de l'évanouissement d'un monde que les jeunes avaient construit contre le régime existant. La détermination d'Olga, son besoin de faire ce film qui raconte une jeunesse libérée aujourd'hui disparue nous a particulièrement attirés. En effet elle explore un monde intérieur que la Russie étouffe, et dont les problématiques résonnent bien au delà des frontières russes. Lyon capitale TV est déterminé à accompagner ce projet ambitieux dont le travail de longue haleine de la réalisatrice et l'accompagnement très sérieux de Petit à Petit production augurent un très beau documentaire. Nous serons heureux de le diffuser sur notre antenne et comptons vivement sur votre soutien !


À quoi va servir l'argent ?



Ce projet a été écrit en résidence à Novossibirsk dans le cadre du programme EURASIADOC de DOC MONDE et développé au sein de la formation EURODOC.

Nous avons longtemps espéré le soutien de partenaires importants et avons finalement décidé de nous lancer sans avoir bouclé les financements.

Cela fait maintenant trois ans qu'Olga travaille sur ce projet. C’est un projet de longue haleine, donc coûteux.
Olga vivant à Moscou, il a fallu prévoir d'abord les voyages pour développer le film, puis les voyages pour rencontrer les différents personnages, et enfin les voyages à Paris pour qu'on se rencontre et qu'on avance petit à petit ensemble : rassembler les archives, les numériser, faire le tri, réfléchir à la structure, essayer, recommencer, trouver le rythme du film, le fil conducteur, etc. Cela a nécessité beaucoup d'allers-retours !



Nous avons bien sûr compté sur nos forces, Petit à Petit à Paris, Patriot en Russie, Lyon Capitale TV et Vosges télévision, ainsi que sur le soutien du CNC et de la Procirep. Mais malheureusement cela n'est pas suffisant pour aller jusqu'au bout du projet !

Aujourd’hui, grâce à des techniciens impliqués et patients, nous sommes arrivés à un premier montage mais nous avons besoin de moyens pour vraiment aboutir le montage image, et permettre ensuite la post production nécessaire à ce film. Nous avons un budget important consacré à l’achat de droits – musique et images d’archive. Par ailleurs, Ces archives, qui représentent une grande partie du projet, nécessitent un traitement particulier, étant donné les sources diverses et variées, de bonne ou de très mauvaise qualité. Le montage son et le mixage sont également très importants puisque la musique est absolument capitale pour le projet. Nous travaillons avec un compositeur et une ingénieur du son qui va mixer le film.

Et bien entendu, le film étant en russe, il faudra ensuite sous-titrer en français et en anglais.


LES PARTENAIRES














L'équipe du projet

l'équipe

  • Olga Darfy La réalisatrice Rebecca Houzel La productrice française Bérangère Dugué L'assistante César Diaz Le monteur image Amélie Canini La monteuse son - mixeuse Paul Champart L'étalonneur Andreï Oid Le compositeur Pavel Lilienfeld Le producteur russe
  • Dominique Renauld Vosges TV - Le diffuseur Olivier Attebi Lyon Capitale TV - Le diffuseur

À quoi va servir l'argent ?

OK
A partir de 6 000 €
+

Grâce à cet argent, on finance la fin du montage image et on achète les droits des archives et les droits musicaux essentiels au film.

A partir de 9 000 €
+

On peut financer dans les conditions optimum toute la post-production image du film : l'étalonnage, et le traitement des archives.

A partir de 12 000 €
+

Si on atteint cette somme, on peut financer la post-production sonore du film : le montage son et le mixage, qui vont être des étapes extrêmement importantes.

A partir de 15 000 €
+

Grâce à cette somme, on peut financer toutes les sorties nécessaires et surtout faire sous-titrer professionnellement le film en anglais et en français.

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