Paroles d'un prisonnier sahraoui

Documentaire France
5 935 € levés sur 5 000 €
119 %
89 coprods
Campagne bouclée
le 21 janvier 2014
Partager ce projet :

Le pitch

Ennaâma, est Sahraoui. Résidant en France, juriste et diplômé de la Sorbonne, il a été condamné le 20 février 2013 à 30 ans de prison par un tribunal militaire marocain. Depuis sa cellule, ce militant pacifiste nous conte l’histoire de son peuple, de son combat pour la liberté, de la situation des droits de l’homme dans ce conflit historique au Sahara Occidental.

Le porteur de projet

e-graine d'images France voir mon profil

Présentation du projet


SYNOPSIS :

Ennaâma Asfari est Sahraoui. Résidant en France, juriste et diplômé de la Sorbonne, il est condamné le 20 février 2013 à 30 ans de prison par un tribunal militaire marocain, accusé d’avoir participé à une grande action de résistance populaire pacifique en octobre 2010, comme 24 autres de ses compatriotes sahraouis.

Militant, aujourd’hui enfermé à la prison noire de Salé au Maroc, Ennaâma nous fait partager son histoire et celle de son peuple, les Sahraouis, ainsi que leur lutte pour le respect de leurs droits et libertés.

Des spécialistes, observateurs, et militants nous rappellent également des références au droit international et aux droits de l’homme importantes pour comprendre la situation du peuple sahraoui et nous font partager leur vision de ce conflit caché, sur ce territoire méconnu du grand public : le Sahara Occidental.

Nous reviendrons sur la capacité de résistance pacifique de ce peuple en attente d’un règlement diplomatique et de l’application tant attendue de leur droit à l’autodétermination de leur territoire.



crédit photo : ©Anthony Jean TotasproD
Campement de protestation de Gdeim Izik, Sahara Occidental occupé, oct 2010


Illustration principale du projet : David Babonneau

ENNAÂMA ASFARI, portrait d’un militant pacifiste aujourd’hui emprisonné et fil rouge du documentaire :


Je suis né à Tan Tan au sud du Maroc en 1970.
Mon père comme mon grand-père paternel sont des grands nomades, des hommes libres qui n'ont jamais fait allégeance à personne, ni au colonisateur français ni au colonisateur espagnol. Mon père est enlevé dans son magasin sous mes yeux, alors que je n’ai que 6 ans. Il disparaît pendant 16 longues années dans des bagnes de la tristement célèbre " Vallée des Roses" à l'est du Maroc près de Ouarzazatte.

Poussé par l’envie d’apprendre et de rentrer dans la vie active, je pars faire des études de droit à Marrakech - matière que beaucoup d'étudiants et d'étudiantes sahraouis choisissent encore aujourd'hui. En 1999, j’obtiens une bourse du gouvernement français, j’apprends le français à l'Alliance Française de Paris et poursuis mes études de droit et prépare un doctorat à Nanterre.

En 2005, je participe en France à la création du Comité pour le Respect des Libertés publiques et des Droits de l'Homme au Sahara Occidental (CORELSO), dont je suis élu le coprésident,
J’accompagne des groupes d'observateurs internationaux (députés, journalistes, militants) au Maroc et au Sahara Occidental, à la plupart des procès politiques de militants sahraouis et à la rencontre de notre peuple.

Je suis arrêté à plusieurs occasions, à Smara (territoires occupés du Sahara Occidental) en 2006 et en 2007, à Marrakech en avril 2008, condamné à 2 mois de prison et en août 2009, condamné à 4 mois de prison pour motifs politiques en relation avec ma prise de position sur la question du Sahara Occidental.

En octobre 2010 s’installe le campement de Gdeim Izik, près de El Aaïun baptisé « campement pacifique de la protestation ». Plus de 20 000 Sahraouis s’y retrouvent pendant 1 mois. Je fais partie du comité de coordination et d’autogestion du campement et je suis en charge d’accueillir les observateurs internationaux.

Je suis arrêté le 7 novembre 2010 chez un ami à El Aaïun, par des agents de « l’intelligence » marocaine. Tabassé jusqu’à évanouissement, j’ai disparu quelques jours avant d’être transféré en avion militaire à Rabat : à la prison noire de Salé.

Le lendemain, le 8 novembre, le campement de Gdeim Izik est démantelé dans la violence par les forces de police et militaires marocains et une révolte s’en suit dans la ville de El Aaïun.
Je passe alors 28 mois en détention provisoire, comme 24 autres de mes compatriotes condamnés : on nous appelle « les 25 prisonniers de Gdeim Izik ». Durant cette période nous pouvons tous témoigner des mauvais traitements subis. J’ai même fait une grève de la faim.

Après plusieurs reports du procès, celui-ci a lieu en février 2013. Je suis finalement condamné le 18 février 2013 à 30 ans de réclusion dans un procès entaché de nombreuses irrégularités…
J’aimerais maintenant témoigner de ce que j’ai vécu aux côtés de mon peuple et tenter d’expliquer pourquoi et comment ce conflit perdure et quelles perspectives d’espoir nous avons pour qu’il se règle un jour.


crédit photo : ©Anthony Jean TotasproD
Ennaâma Asfari à Gdeim Izik, oct 2010

LE CONTEXTE HISTORIQUE :


Situé entre le Maroc, la Mauritanie et l’Algérie, le Sahara Occidental est reconnu par 83 pays principalement africains, et considéré par l’ONU comme un «territoire non autonome». Ancienne colonie espagnole, occupée par le Maroc depuis 1976, le Sahara occidental est aujourd'hui le dernier territoire en Afrique à ne pas avoir abouti dans son processus de décolonisation et dont le peuple attend toujours l’application de son droit « à disposer de lui-même ». En effet, en 1991, après des années de conflit armé avec le Maroc, un cessez-le-feu est conclu sous l’égide de l’ONU contre la promesse d’un référendum pour l’autodétermination du peuple sahraoui de leur territoire… qui ne s’est toujours pas organisé.

Depuis lors, les Sahraouis résistent pacifiquement pour revendiquer le respect de leurs droits sur leur territoire. Mais ils sont victimes au quotidien de discriminations, d’arrestations arbitraires, d’emprisonnement et de tortures. Les ONG et l’ONU rapportent régulièrement ces violations des droits sans que pour autant une mission indépendante de surveillance des droits de l’Homme soit mise en place.

Le Sahara Occidental est un territoire riche en ressources minières, notamment le phosphate, et dispose d’eaux parmi les plus poissonneuses du monde. Porte d’entrée sur le continent africain, carrefour de l’immigration vers l’Europe, voisin de pays en proie à des conflits et au terrorisme… les intérêts économiques et stratégiques des grandes puissances semblent primer sur les libertés fondamentales et expliquent sans doute le peu d’empressement au règlement de ce conflit et le silence médiatique.





SOUTIENS ET PISTES DE DIFFUSION :



À l'heure actuelle, le projet est soutenu par les associations et réseaux membres de la Plateforme française pour la Solidarité avec le Peuple du Sahara Occidental et d’ONG françaises de défense des droits :
- Association Francaise de Solidarite avec les Peuples d`Afrique (AFASPA)
- Association des Chrétiens pour l`Abolition de la Torture (ACAT)
- Mouvement contre le Racisme et pour l`Amitié ente les Peuples (MRAP)
- Droits et Solidarité - (Association adhérente à l’Association Internationale des Juristes Démocrates)
- FATSI (Fédération des associations de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés)

Nous avons actuellement des pistes de diffuseur télé que nous espérons pouvoir vous annoncer très prochainement.

FICHE TECHNIQUE ET BESOINS :

Titre provisoire : Paroles d`un prisonnier sahraoui
Auteurs : Lise Trégloze
Inspiré des témoignages et des récits de Ennaâma Asfari
Production : e-graine d’images
Durée envisagée : 52'
Format de tournage : HDV 16/9eme
Lieux de tournage : France, Maroc, Algérie, Sahara Occidental, Suisse
Dates de tournage : Juillet 2013 - mars à aout 2014
Images d’archives (notamment Gdeim Izik octobre 2010)
Langue du film : Français, Arabe sous-titré, sans doute Espagnol
Date prévisionnelle de PAD : Novembre 2014

Nous mettons en place ces démarches pour nous permettre de disposer d’un premier capital pour lancer concrètement ce documentaire, nous souhaitons mobiliser nos réseaux par un financement participatif via « TOUSCOPROD » .
Les 5000 euros collectés apporteront une contribution précieuse et indispensable afin de participer aux frais de tournage en France, au Maroc, au Sahara Occidental occupé et en Algérie dans les campements de réfugiés sahraouis, ainsi que la location d'un studio son (7 jours) et d'une régie de montage (23 jours).
Un apport de 8000€ permettrait la prise en charge totale des frais de tournage (hors transport).

Nous prévoyons une sortie pour novembre 2014.

LA PRODUCTION : e-graine d’images

Jeune société de production, convaincue que l’image est un vecteur essentiel pour sensibiliser le grand public, spécialisée dans les documentaires sur les thématiques de solidarité internationale et de développement durable. Du droit à l’eau au commerce équitable, e-graine d’images s’intéresse à ce qui forge un monde plus solidaire et responsable.

L'équipe du projet

l'équipe

  • Lise Tregloze Julien Mast David Babonneau Julien Babonneau Jean-Baptiste Plassiard

Actualités

Pour suivre toutes les projections du film : http://egrainedimages.com/dis-leur-que-jexiste/

inévitablement des membres des services marocains commentent avec les mêmes arguments ... Les "preuves" dont ils parlent n'en sont pas ! Car il est impossible de savoir ou, quand et qui sont les personnes sur les vidéos qu'ils proposent. Ce monsieur dit "il est prouvé que ... " mais il n'a pas la preuve à nous montrer ! Et chacun sait que ni Nâama ni aucun des 21 accusés n'ont été jugés avec partialité ! D'ailleurs, la cour de cassation a déjugé le tribunal ... militaire ... Monsieur Ahmed Salem l'ignore-t-il ? Nous en reparlerons lorsqu'il aura regarder le film. Cordialement.

Cher Ahmed Salem Amr Khaddad, Nous ne cautionnons aucun massacre contrairement à ce que vous évoquez. Nous présentons nos sincères condoléances aux familles des victimes. Seule une enquête pourrait apporter un éclairage, hors les prisonniers et les familles de victimes l'attendent depuis 6 ans. Nous vous invitons dans un premier temps, à regarder le film. Les propos tenus dans ce film sont en accord avec le positionnement des Nations Unies et des ONG de défense des Droits de l’Homme. Mais vous pouvez les remettre en question si vous le souhaitez. N’hésitez pas encore une fois à le visionner. Ce film a été co-produit par des citoyens sur une plateforme de crowdfunding. Bien à vous, L'équipe du film

Comment peut on cautionner les commanditaires d'un massacre pendant les événements de Gdeim Izik? Avez-vous vu cette vidéo et les horreurs filmés : https://youtu.be/uiAZemviCwk Des corps ont été souillés. Que vont dire les coprods aux familles des victimes? Mr. Asfari était en contact avec les services secrets algériens pendant toute l'opération. Il est prouvé que les services algériens ont financé la gestion du commandement du camp de Gdeim Izik. Ce projet est une nouvelle mascarade pour propager les thèses algériennes au sujet du conflit du Sahara Occidental opposant le Maroc à l'algérie. Nous serions curieux de connaitre la vrai identité de tous les coprods de ce film! Pour finir, le conflit du Sahara Occidental n'est pas une mince affaire. L'algérie et ses acolytes devraient laisser les sahraouis en paix au sud du Maroc. L'algérie devrait également libérer les enfants, femmes et vieillards séquestrés dans les goulags de tindouf au sud ouest de l'algérie depuis 1976. Touscoprod.com devrait faire attention aux productions politiques de propagande. Il en perdrait sa crédibilité. Pour finir, merci de nous aider à libérer nos familles en algérie: https://youtu.be/S-BJwC21hM4 Ahmed Salem Amr Khaddad Sahraoui unioniste - Activiste Internet

PROJECTION DU FILM !!!!!! Chers, touscoproducteurs, ça y'est ! Le film est presque terminé !!!!! Pour vous remercier, nous organisons une projection le 22 septembre à 19h30 au cinéma Le Brady au 39 Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Suite à la projection un échange avec l'équipe du film est prévue ainsi qu'un cocktail de remerciement et vos contreparties :) Pour toutes questions, n'hésitez pas à nous contacter projet-sahara@e-graine.org

Bonjour à tous, pour ceux qui ne la recevraient pas, voici la newsletter du projet : http://us9.campaign-archive2.com/?u=3a2c32cdafca33b06c79dac8a&id=5fc56ba401 Pleins de rebondissements, mais on continue ! A bientôt. L'équipe

Coprods (89)

Voir tous

Voir tous