L'amour en cage

Documentaire France
2 500 € levés sur 2 500 €
100 %
72 coprods
Campagne bouclée
le 17 décembre 2013
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Le pitch

 

Bien qu’interdite dans beaucoup de pays, la pratique de l’excision continue. En Afrique, 120 millions de femmes l’auraient subie. Pour elles, le traumatisme physique et psychologique est difficilement réparable. Certaines ont accepté de confier leur douleur, mais aussi leurs espoirs grâce à une technique chirurgicale de restauration du clitoris qui a été mise au point en France et qui commence à être pratiquée en Afrique. Des histoires de femmes sur les blessures d’hier et sur une nouvelle maîtrise de leur corps demain.    

 

 

 

Le porteur de projet

Florent Coulon France voir mon profil

Présentation du projet

Dans notre film documentaire, nous donnons la parole à des femmes africaines – au Burkina Faso et en France - touchées dans leur chair par l’excision et qui souffraient en silence. Elles avaient besoin de parler. Mutilées par leur famille au nom d’une tradition désormais controversée, elles recherchent leur identité dans un monde bouleversé. Certaines ont souhaité se faire « reconstruire » pour retrouver leur intégrité physique et en finir avec un traumatisme. La recherche du plaisir a bien entendu aussi son importance. Les portraits croisés de ces femmes rendront compte du parcours éprouvant qu’elles doivent suivre pour disposer librement de leur être et de leur corps. La « reconstruction » deviendra-t-elle un jour un droit reconnu?  

 

 

Une technique chirurgicale de reconstruction du clitoris a été mise au point à la fin des années 80 par un chirurgien urologue français : Pierre Foldès. Cette opération, relativement bénigne, est désormais possible grâce à une découverte majeure (à laquelle a contribué le docteur Foldès) : le clitoris est un organe d’une dizaine de centimètres qui se prolonge sous la peau. L’opération de chirurgie réparatrice consiste à reconstituer l’organe clitoridien le plus proche possible de la normale et à restituer sa fonction. Le docteur Foldès a « reconstruit » plus de 4500 femmes en France où l’opération est désormais remboursée par la Sécurité sociale. Mais cette technique chirurgicale n’est que très peu pratiquée en Afrique. Quelques gynécologues africains ont appris la reconstruction du clitoris mais faute de moyens et de volonté, sa pratique demeure confidentielle, onéreuse et peu sûre.

Le Burkina Faso, a été le premier pays africain à interdire l’excision. Il a été le premier pays africain où a été pratiquée la « reconstruction ». Mais des tabous religieux et moraux persistants y compromettent sa généralisation. Si des opérations des séquelles de l’excision sont aujourd’hui largement promues et pratiquées – pour permettre aux femmes d’avoir des rapports sexuels et d’enfanter sans danger – la restauration du clitoris, elle, est associée à la seule recherche du plaisir, et est ainsi condamnée. Les femmes ne reçoivent que peu de soutien.

 

 

 

 

Quelques cliniques se sont investies dans la « reconstruction » mais elles pratiquent des tarifs hors de portée de la plupart des femmes du Burkina Faso. Par ailleurs, le peu de formation et le manque d’exigence de certains gynécologues nuisent à leur pratique. Certaines femmes ont dû être re-opérées en France par le docteur Foldès. Elles se retrouvent ainsi de nouveau en position de victimes.

 

 

 

 

Profitant de cette situation confuse, la secte Raël, présente au Burkina Faso, s’est lancée dans la construction d’un « hôpital du plaisir » pour proposer aux femmes une reconstruction gratuite de leur clitoris par des médecins proches de la secte. Ses dirigeants comptent ainsi mieux s’implanter dans la région.

 

QUI SOMMES-NOUS?

Dani Kouyaté est burkinabé. Il est réalisateur de films long métrage de fiction (« Keïta, l’héritage du griot »; « Sia, le rêve du python »; « Ouaga saga »), réalisateur de films documentaires (« Joseph Ki-Zerbo, Identités/Identité pour l’Afrique »; « Souvenirs encombrants d’une femme de ménage ») et metteur en scène.

Philippe Baqué est français. Il est réalisateur de films documentaires (« Melilla, l’Europe au pied du mur »; « L’Eldorado de plastique »; « Le Beurre et l’argent du beurre »), écrivain (« Un nouvel or noir ou le pillage des objets d’art en Afrique »; « La bio entre business et projet de société ») et journaliste indépendant.

 

Nous nous connaissons depuis plus de 25 ans et et nous avons déjà collaboré durant la réalisation de plusieurs films. Nos centres d’intérêts sont souvent les mêmes. Nos sensibilités et nos approches sont complémentaires. Depuis longtemps nous avions envie de travailler ensemble sur le sujet de l’excision. Ce sujet n’est pas facile pour deux hommes. Nous avons beaucoup appris des femmes que nous avons rencontrées durant l’élaboration de notre projet de film. Notre démarche se veut respectueuse de la confiance dont elles nous ont fait preuve.

 

L’équipe technique avec laquelle nous travaillons est franco-burkinabée et composée d’hommes et de femmes. Arlette Girardot est la chef-opératrice, très impliquée dans le tournage. Ce film est produit par VraiVrai Films, La Smac, D’S Production (Mali), avec le soutien de l'Organisation Internationale de la Francophonie, du Centre National du Cinéma, de la région Poitou-Charentes, du département de Charente-Maritime et de l'association Alterravia. Il sera télédiffusé par TV5 Monde antenne Afrique et Lyon Capitale TV.

 

OÙ EN SOMMES-NOUS?

Nous avons commencé à filmer au Burkina Faso en 2009, lors d’une campagne animée par un gynécologue français d’origine africaine qui proposait aux femmes burkinabées la « reconstruction » à un prix abordable. Nous avons alors rencontré des femmes courageuses et combatives qui osaient s’affranchir d’interdits latents pour oser prendre la parole. En mars et avril 2013, nous sommes revenus au Burkina Faso. Nous avons retrouvé plusieurs de ces femmes et avons filmé leurs témoignages. Nous avons aussi filmé le docteur Pierre Foldès durant sa première formation de gynécologues burkinabés. A cette occasion, il a pratiqué plusieurs opérations. Nous l’avons suivi durant ses rencontres et ses échanges avec les patientes. Nous avons poursuivi le tournage de notre film en réalisant des portraits d’autres femmes opérées par Pierre Foldès en France, où ces opérations sont parfaitement encadrées et les femmes sont aidées. Mais la prise de parole n’est pas toujours facile. Toutes ces femmes ont établi une relation très forte avec ce docteur qui a décidé de mettre son savoir à leur service. Enfin nous avons tourné avec des comédiennes quelques séquences de fiction qui auront une portée symbolique dans le film.

 

NOS BESOINS

Pour achever ce film dans les meilleures conditions, nous avons aujourd’hui besoin de 4000 euros, afin de financer deux semaines de montage supplémentaires au-delà des 3 semaines financées par la production. Nous avons fixé un premier objectif de 2500€ pour une semaine de montage mais nous savons déjà que cette cinquième semaine sera primordiale. Ce temps de montage nous permettra de faire un véritable travail de création avec la monteuse, afin de réaliser un film sensible qui concernera tous les publics pour des prises de conscience indispensables au bien être de la femme.

 

C'est pourquoi nous faisons appel à votre solidarité.

 

 

L'équipe du projet

l'équipe

  • Phillippe Baqué Dani Kouyaté Arlette Girardot Hawa Ivan Broussegoutte Florent Coulon Andrey Diarra Jean-François Hautin
  • Léopoldine Dupuy-Chausse Djéli Honorine Fatou Kessen Hada Maïmouna Philippe Dorelli
  • Mamounata Nikiema Zerbo Frédérique Martz Dr Pierre Foldès Nina Melo Roukiata Ouédraogo Rose-Esther Guignard Olivia Viviani
  • Julien Simon

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