la Veille

Court métrage La Courneuve, France
3 155 € levés sur 0 €
0 %
43 coprods
Campagne bouclée
le 19 février 2017
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Le pitch

A l’aube, dans son appartement persan, Anouar le lettré laisse partir sa maitresse. Nous sommes dans un futur proche. La planète est en guerre, Beaucoup cherchent à fuir. Mais pas Anouar, qui veut rester et sauver ce qu'il pourra. Nous l’accompagnerons dans sa dernière journée, et dans son dernier choix.

Le porteur de projet

PaulPrache La Courneuve, France voir mon profil

Présentation du projet

Il y a huit ans, j'ai pu voir Damas.
A cette époque, le jeune étudiant que j'étais a eu le bonheur de fouler le sol de cette cité plusieurs fois millénaire, et le temps d'y fixer ses pensées.
Depuis, je n'ai eu de cesse de travailler sur les rêveries que ses vieilles pierres m'ont inspirées.

De cette envie de revoir et de dépeindre l'Orient que j'ai aimé, de cette passion pour la civilisation arabo-musulmane et de cette émotion si forte ainsi que des souvenirs que j'en ai gardé, est né ce projet de film.
D'abord sont venus quantité de croquis, cartes, costumes, plans de vaisseaux en bois et cuivre. Ce sont essentiellement des travaux graphiques tentant de traduire la force des jeux de lumière et de matière que j'affectionne.
Ils sont aujourd'hui à la base de l'iconographie pour le projet de la Veille, dont j'imagine parfaitement les couleurs et les matières, les teintes, les ambiances et le souffle.






Armé de ce moyen d'expression, j'ai envie de m'atteler à la représentation de ces cités orientales. Et pour les explorer, j'ai décidé d'employer le regard d'Anouar, ce vieux lettré que nous accompagnerons.

Notre personnage principal trouve d'abord naissance dans la figure arabe classique du philosophe athée. Ce qui me plait en lui et qui m'a donné envie de conter son histoire, c'est sa posture à la fois culturellement marquée et totalement universelle. Anouar incarne pour moi le questionnement obsédant de notre responsabilité commune en cas de désastre, et de ce que nous serions prêts à sacrifier pour nos idéaux ; nos nuits, notre famille... notre vie ? A quel instant est-ce égoïste de ne penser qu'à soi ou aux siens, où placer les limites de nos devoirs vis-à-vis du monde ?

Ces thèmes de la responsabilité et de l'héroïsme, du devoir et de la grandeur d'âme, de la place que nous laissons à nos passions personnelles face à ces choix rationnels que nous devrions être capables de faire, sont mes thèmes personnels de réflexion et d'écriture depuis plusieurs années. Ici, j'essaie de les mener au paroxysme de leurs implications.

Ce court-métrage nous montrera les liens intimes tissés entre Anouar et sa grande ville qui se meurt. Car il y a une véritable osmose entre Anouar et sa cité ; les palais de vieilles pierres, plusieurs fois centenaires, il les connait par cœur, il en a dessiné les moindres recoins. Cette ville est à son image, il ne peut la quitter. L'homme, quoique vieillissant, est habité par une sorte de force que l'on peut à loisir interpréter comme le plus grand des courages ou la pire des lâchetés.



En acceptant la mort, en se dévouant à la cause de la culture, il se révèle également cynique voire cruel avec « ses femmes », dont il assume par ses choix qu'elles ne pèsent rien devant les livres qu'il veut sauver. Toutefois, et malgré la force de sa volonté, il n'est pas hermétique à une certaine amertume coupable. Et de fait, si nous avions comme lui la perception et la conscience aigüe de ce que valent de tels ouvrages lorsque tout va être détruit, qui sait ce que nous choisirions... Partirions-nous, abandonnerions-nous tout ce qui nous a construit, décennie après décennie ?

J'ai aussi voulu raconter en creux, à travers les rancunes et les non-dits, l'histoire de sa famille, alourdie par les obsessions d'un père trop idéaliste pour ne pas finir rigide. C'est pourquoi "la Veille" ne s'attache pas qu'aux pas du vieil homme ; c'est aussi le passage de relais générationnel, qui clôt finalement le livre d'Anouar pour ouvrir celui de Gita, jeune fille qui va contribuer à la renaissance de son peuple sur un autre monde.



L'équipe du projet

le casting

  • SadreddinZahed GaniaLatroch RaniBheemuck SébastienSisak
  • CalypsoBuijtenhuijs

l'équipe

  • Paul Prache Réalisateur Site web Nelly Dugelay Scripte Justine Rouet Chabaux Assistante Mise en Scène Charles Lesur Chef-Opérateur Jonas Orantin Ingénieur du Son Nicolas Constant Constructeur Décor Site web Eva Alam Costumière Noémie Jamain Maquilleuse
  • Mathilde Rougé Accessoiriste Alexandre Treille Compositeur Yadh Elyes Oudiste Morgane Maurel Monteuse Benjamin Blatière Responsable des Effets Spéciaux Alice Diener Scénariste Louise Molière Assistante Réalisateur Fabian Fischer Chargé de Communication

À quoi va servir l'argent ?

A partir de 3 500 €
+

Nous destinons cet argent à :

- la location du matériel de prise de son professionnel ( 600 euros ),
- la location du matériel de lumière ( 2000 euros ),
- la réalisation des costumes sur mesure et notamment la location d'accessoires pour les militaires.

A partir de 4 000 €
+

Avec 500 euros de plus, nous comptons engager un calligraphe renommé afin de faire bénéficier nos décors d'un travail avancé, dans la plus pure tradition de l'esthétique moyen-orientale.

A partir de 5 000 €
+

A ce palier, nous serons en mesure d'enregistrer la bande originale du film dans un studio professionnel, afin que nos musiciens d'ors et déjà motivés puissent travailler dans les meilleures conditions possibles !

Actualités

Notre équipe est rejointe par Calypso Buijtenhuijs, la dernière comédienne qui nous manquait pour compléter notre casting ! Elle interprétera le rôle de Gita, la petite-fille d'Anouar. Bienvenu à elle !

Splendide Week-End à Montpellier avec Nicolas Constant, pour la construction du Bouraq, le vaisseau d'évacuation qu'emploieront nos personnages !

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