Même qu'on naît imbattables ! (suite et fin de la collecte)

Documentaire Stockholm, Sverige
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J - 9
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Le pitch

1979. La Suède est le premier pays à s'attaquer à la violence dans le berceau et au berceau de la violence.2017. Verdict...?

Le porteur de projet

Marion Stockholm, Sverige voir mon profil

Présentation du projet


REJOIGNEZ LES 500+ CO-PRODS
Vous avez été tres nombreux a soutenir le film lors de la précédente campagne. Rejoignez les centaines de co-prods en participant vous aussi durant cette suite et fin de collecte, pour la sortie du film !



Bande-annonce du film :



Extrait 1 :



Extrait 2 :



Extrait 3 :



Le 22 décembre 2016, la France interdisait les violences éducatives et rejoignait alors 51 pays à avoir voté l’abolition des châtiments corporels.
l’article 371-1 du code civil signifiait désormais que l’exercice de l’autorité parentale exclut « tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles. » Un pas-de-géant contre les violences faites aux enfants en France.

Pourtant, pas même une semaine plus tard, le 27 décembre, 60 sénateurs saisissaient le Conseil Constitutionnel pour faire annuler cette loi. La nouvelle, de cette saisine très discrète et ne souhaitant pas attirer l’attention des militants, est arrivée comme une bombe. Depuis Stockholm, je me suis moi-même demandée "Qui sont ces gens qui se battent, corps et âme, pour avoir le droit de battre les enfants ?’’

Le 26 janvier 2017, les 60 personnes responsables de cette saisine sont arrivées à leurs fins. Le texte de loi a été officiellement annulé par le Conseil Constitutionnel. Et tout cela, presque en même temps que le vote d’une loi pour des condamnations moins sévères pour les violences sur enfants en Russie.
La France, main dans la main avec la Russie. Depuis la Suède, je me suis sentie bien impuissante.

Une heure à peine après la décision du Conseil Constitutionnel, un déchainement des médias. Des titres hallucinants du monde, du Figaro ou encore de LCI : "La fessée restera finalement autorisée’' ’'La fessée finalement pas interdite en France'' "La fessée restera autorisée décide le Conseil constitutionnel'' ''Finalement, la fessée n'est plus interdite”. Un défilé lugubre, un appel pour la violence.

La palme revenant quand même a M6 INFO et son : "Finalement, la fessée restera dans le Code civil’' Taper son enfant ? Un droit sacré selon les médias !

Notons quand même l’extrême réactivité de tous ces medias qui se sont emparés de la nouvelle dans l’heure suivant la décision alors que le 22 décembre, après le vote de l’interdiction, il aura fallu attendre presque une semaine (On ne va pas gâcher les fêtes de Noël hein) pour que quelques émissions/journaux daignent relayer l’information.
Bref, en France, pas touche a mon droit de correction !

Le lendemain de l’annulation de la loi, on apprenait la mort d'Oumar, 15 ans, décédé d’un arrêt respiratoire après … des coups de ceinture infligés par son beau-père . Un crime. Non, un " drame familial " selon les journaux.
Indignation, colère du peuple. Et c’est reparti pour une marche blanche comme on les aime tant en France.

J’ai alors repensé à l’histoire de cette femme qui quelques mois plus tot avait frappé son fils de 16 ans de sa ceinture en direct sur Facebook. Et de l’incroyable et inimaginable soutien qu’elle avait alors récolé des quatre coins de la France.
Parce que bon "quelques coups de ceintures, ça ne tue pas !" s’exclamaient les Français en coeur. Et pourtant, ce vendredi, Oumar en est mort, de ces coups de ceintures. Mort de l’afflux du sang provoqué par ce que les medias s’entête à appeler " une punition ". Mort sous cette torture.

Vous dites que la fessée fait circuler le sang .
Elle le fait plutôt couler, le sang.


Celui d'Oumar, et celui de 700 enfants chaque année, sur le sol français. 2 enfants par jour. 2 enfants aujourd’hui au moment où j’écris ces mots. 2 enfants demain. 2 enfants après-demain… Mais non, malgré cela, malgré ce problème de santé publique d’une ampleur phénoménale qu’est la maltraitance des enfants, les medias français ont préféré titrer et laisser croire à qui veut bien l’entendre qu’en France, taper son enfant, le corriger, le frapper, voire même, le cogner, c’est un droit parental intouchable.

Je ne leur dis pas merci. Oumar ne leur dit pas merci. Les 700 enfants qui tomberont sous les coups en 2017 ne leur disent pas merci.

Ayant annoncé cette nouvelle en Suède, cette folle annulation qui a envoyé les pires signaux à la société française, je n’ai rencontré que de l’incompréhension. Et de la colère. Ainsi que cette phrase qui revient tout le temps, partout, peu importe avec qui je converse : "Parce qu’en France c’est LEGAL de lever la main sur un enfant …?!’’

’’Même qu’on naît imbattables !’’, le cri du coeur de toute une génération, d’un pays voisin et pourtant tellement lointain.

Pendant la précédente campagne d’appel aux dons, j’ai reçu énormément de messages, d’encouragements, de remerciements, de commentaires, de soutien, et j’en suis très reconnaissante. Cependant, les différents extraits du film ont aussi provoqué des réactions vives, de la colère, de l’indignation, des insultes même. Évidemment, je m’y attendais, la France étant à l’heure actuelle peuplée de plus de 85% de personnes justement favorables la violence éducative, la fessée, la gifle, la correction, la branlée ou que sais-je encore.
Certains défendent toutes ces violences, d’autres n’en défendront que quelques-unes (ex : la fessée c’est ok, mais pas la gifle). Des différences de graduation très personnelles, agrémentées du très célèbre "Parce que bon, j’en ai pris et j’en suis pas mort …!’’
Alors tout cela, ça m’a donné envie de faire une FAQ des 10 remarques et questions les plus courantes que j’ai pu lire au cours de ce mois. On commence ?

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  • 1- ''Moi j'ai été élevé à la fessée et au martinet et je les en remercie !’’, 'J'en ai mis des fessées à mes enfants, et ils m'adorent !’’, 'On a tous pris de sérieuses raclées, et alors .On ne renie pas nos parents !’'

La théorie de l'attachement, Bowlby, ça vous parle...?

« Nous avons une capacité innée à tout faire pour maintenir les liens affectifs avec nos figures d'attachement (nos parents en premier lieu), et cela même si le prix est très élevé pour nous-mêmes. Un enfant qui a un attachement insécure à sa figure d'attachement primaire est tout aussi fortement lié affectivement qu'un enfant ayant un attachement sécurisant. Les enfants se lient également quand ils ont des parents qui les abusent, les négligent ou les effraient - ils doivent le faire, poussés par un inébranlable, inné instinct de relation »

Que vous aimiez vos parents, que vos enfants vous aiment, personne ne le renie, c'est en nous tous de chercher le lien social, l'amour de ses parents. Pourquoi croyez-vous que les enfants maltraités défendent leurs parents, ne parlent pas, jusqu’a la mort des fois…?

Un enfant aime ses parents. Même si ceux-ci lui font du mal. C'est ainsi. Alors vous allez me dire, vous n'êtes pas un monstre sanguinaire qui tuerait son enfant ! Non. Personne n’a dit ça. Mais cela ne change rien. La violence éducative a de graves conséquences sur le cerveau humain et la société, c’est un fait. La violence éducative fait du mal. Et ça vos parents eux, ne le savaient pas, on ne le savait pas il y a encore 30 ou 20 ans.

Mais maintenant, si. Parce qu'on n'arrête pas le progrès, que les neurosciences affectives ont vu le jour, et fait des pas de géants dans la compréhension du cerveau humain. Alors on n'a plus le droit de fermer les yeux, et de prendre comme excuse "Moi, je remercie mes parents.''

Les enfants remercient leurs parents. Qu'ils les aiment, qu'ils les frappent, qu'ils les laissent seuls dans une armoire, à mourir de faim ... En aucun cas on ne peut prendre l’amour d’un enfant pour ses parents comme preuve d’une éducation saine et respectueuse. C’est inné, les enfants se sacrifieraient pour la relation à leurs parents. Ils sont les êtres les plus loyaux et les plus dévoués de notre espèce humaine.

Ne les trahissons pas.

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  • ’2- ’Non mais c’est quoi ça, la France qui veut interdire la fessée ! On ne voit vraiment ça qu’en France de telles conneries !’’

Non. Le fait est qu’on ne voit pas ça qu’en France. On voit ça dans de très nombreux pays aujourd’hui, et heureusement. Les organisations en tous genres se battent pour faire respecter les droits humains des enfants. À ce jour, ce sont 51 pays qui abolissent les châtiments corporels et traitements humiliants. Et la liste n’a pas fini de s’allonger.

Alors dire que la France fait cavalier seul, oui. Mais pas en voulant voter cette loi. Plutôt en continuant de se battre pour battre les enfants. Ça vous paraît dingue je suppose, vous vous dites que votre voisin, votre factrice, votre boulanger, votre belle-maman, votre prof de violon, et tous vos contacts sont eux aussi comme vous dans l’idée ''qu'une bonne fessée ça fait pas de mal !’’ ? Vous vous dites donc que vous êtes grandement majoritaires, que les "anti-fessées" sont des hippies, ou même encore, débarquent tout droit du monde des bisounours . Eh bien non. En fait, desolée, mais sur ce point vous avez tout faux. Voyagez et vous verrez combien l’éducation telle qu’on s’acharne à vouloir la penser en France, n’a pas du tout la cote dans biens des pays d'Europe. Pour tout vous dire, en Suède, on nous colle l’étiquette de "barbare" ou au mieux ''d'arriérés''. Bref, cette pensée commune que vous ressentez peut-etre en France est en fait tout, sauf commune.

Les enfants sont la seule catégorie de personnes que l'on peut taper.
Taper un adulte, c'est une agression.
Taper un animal, c'est de la cruauté.
Taper un enfant, c'est ... de l'éducation ?

Rien ne vous dérange...?

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  • ’3- ’Occupez-vous des enfants maltraités plutôt ! Il y a fessée et fessée, vous vous trompez de sujet là avec ce film.’’

Éradiquer la violence éducative c’est encore la meilleure arme contre la maltraitance. Pourquoi ? Après la mort d’Oumar ces jours-ci, voila ce qu’on lit dans les journaux :

''Le quartier sous le choc. Sur le palier c'est l'effroi. ''Je n'ai absolument rien entendu ", se désole une voisine, au lendemain du drame. C'est une famille si calme, ils sont tous gentils...’'

Eh oui. Les 700 enfants qui décèdent chaque année en France sous les coups de leurs parents, ne meurent pas toutes aux mains de bourreaux, de monstres sanguinaires. Ça commence " dans une famille gentille, par une claque, une tape, puis deux, puis un peu plus fort, puis ...

Tant qu'on ne posera pas l'interdit FONDAMENTAL de porter la main sur le corps d'un enfant, tant qu'on acceptera un droit de correction des parents sur leurs enfants, chacun se fera sa propre limite de l'acceptable. Et à partir de là, il n'y a plus de limites.

La Suède nous le prouve. Ayant écrit un article a ce sujet, je m’etais alors entretenue avec la chef de l’unité Enfance des services sociaux de Södermalm à Stockholm qui me disait :

’’La maltraitance physique seule, sans dépendance ou maladie psychiatrique du où des parents, c’est très rare en Suède. Les parents suédois qui maltraitent physiquement leurs enfants sont des parents qui ont d’autres problèmes graves. Juste des coups, comme ça, c’est vraiment rare.’’

Tant qu’aux morts des suites de maltraitances, c’est très rare en Suède, ça arrive moins d’une fois par an. Si on rajoute à cela toutes les études qui font le lien entre violence éducative et maltraitance plus grave, on ne peut plus dire "'il y a fessée et fessée". Le fait est que lever la main c’est ouvrir la porte à la violence. Et cette violence, on sait ou ça commence (une tape, une fessée, une claque), mais on ne sait jamais ou ça s’arrête.

Parlons de ces 700 enfants qui chaque année ne sont plus là pour le faire, mais n’oublions pas également tous les autres, qui ont physiquement survécus, mais dont la vie est détruite. Combien de millions de personnes en France ?

Arrêtons de prendre ce sujet à la derision, arrêtons de rire. La fessée comme on dit, ce n’est pas un sujet drôle, à prendre à la légère. La maltraitance des enfants en France est aujourd’hui un énorme et mortel problème de santé publique.

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  • ’4- ’Ouais, ouais, c’est bien gentil tout cela mais les Suédois aujourd’hui, ils s’en mordent les doigts d’avoir crée une génération de gamins ingérables, ils l’ont dit à la TV, et même dans les journaux ! Plus rien ne fonctionne dans ce pays a cause de l'éducation !’’

Il y a quelque chose que je ne peux m’empêcher de trouver drôle. La loi suédoise qui abolit les violences faites aux enfants date de 1979. Cela fait donc ? 38 ans. C’est cela. 38 ans. Cela signifie donc que les premiers enfants qui ont grandi sans fessées… ne sont maintenant plus des enfants, tout à fait ! Regardons donc la société adulte telle qu’elle est aujourd’hui, pour voir le résultat clair et concret d’une éducation non violente a l’échelle de tout un pays. Pour y vivre dans cette société, au jour le jour, je vous assure qu’ils ne mordent pas. Si cette loi provoquait des sociétés déséquilibres et conduisait au chaos, ça se saurait. Les adultes seraient aujourd'hui complètement à cote de la plaque, et la société suédoise en décadence totale, étant constituée a plus de 90% d’adultes n’ayant pas recu de claques ni de fessées. Et devinez quoi . C’est tout le contraire.
Les enfants alors me direz-vous ? Ce sujet sera longuement abordé au cours du film. David Eberhard, qui a déclenché la folie des medias en France avec son livre "Comment les enfants ont pris le pouvoir", sera interviewé, comme vous pouvez déjà le voir dans la bande-annonce. Ainsi que Felipe Estrada, criminologue, qui lui, entre autre, nous dit : "On peut en être plutôt sûr. La criminalité chez les jeunes n’augmente plus en Suède. Au contraire, depuis la fin des années 70, elle n’a pas arrêté de chuter.’’

À suivre.

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  • 5- ''Bon et sinon, ce film c’est un enchainement d’interviews en fait ou…?’’

Non. Le film n’est pas un simple enchainement d’interviews. C’est ce que vous avez vu dans les extraits pour l’instant, pour la simple et bonne raison que le film est en cours de montage. À venir ? Une voix off déjà et bien évidemment, différentes parties narratives. Bref, un documentaire quoi, une histoire, une plongée sensible, explicative, surprenante.

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  • ’6- ’C’est bien joli oui. Pourriez-vous aussi nous montrer (pour une fois...) des images de ces mêmes parents, genre départ pour la crèche le matin, le petit qui se vomit dessus, la grande qui refuse de s'habiller et de s'attacher dans le siège auto…’’

Une remarque revenue plusieurs fois et qui ne m’étonne pas. Avec l’ambiance Super Nanny en France, on est habitué à ce genre d’images, et clairement, on veut voir comment ça se passe, on veut des grands gestes, des pleurs, des cris. Mais voilà, je suis réalisatrice de documentaire, et non pas de tele réalité. Mon souci le plus central est et restera toujours le respect des participants et encore plus, des enfants et de leur image. Je n’aimerais pas qu’on vienne pointer sur moi une caméra en gros plan, quand je suis en pleine et immense détresse émotionnelle, et que des milliers de personnes regardent ensuite ça sur leur télé… alors pourquoi je devrais faire cela aux enfants ? La résolution de conflits vous intéresse, vous intrigue, je le comprends. Et c’est un thème qui suit tout au long du film.

Ceci dit, et on y reviendra dans le film, les méthodes, les recettes toutes prêtes, sont-elles vraiment ce que l’on veut dans la relation avec nos enfants…?

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  • 7- '’C’est honteux d’utiliser les enfants pour leur faire dire tout et n’importe quoi !’’

Ces extraits d'interviews d'enfants sont évidemment ceux qui ont déclenché les foudres, et plutôt 2 fois qu’une. Des enfants de 6, 8, 11 ans qui disent aux parents français de changer leur façon de penser, ça n’a pas plu à tout le monde. Mais voilà. Ces enfants avant d’être interviewés, ne savaient même pas pour la majorité d'entre eux qu’il existe des pays ou un parent peut légalement lever la main sur un enfant.
Ils n’en avaient aucune représentation. Je leur ai donc montré des photos, et j’ai recueilli leurs ressentis, leurs mots, leurs messages qu’ils voulaient faire passer après avoir vu ces images. Spontanément. Des enfants touchés en plein coeur que cette violence existe, même ailleurs, et qui voulaient faire passer cet appel a la gentillesse et l'empathie.

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  • 8- ’’Ouais bon, on a compris que la Suède avait voté cette loi. Mais pourquoi ne pas parler plutôt de ce qu’il faut faire en France pour que ça change ?’’

Absolument. Le film n’est pas pour les Suédois, mais bien pour les Français, pour que les lignes bougent, en France. Voir, appréhender, comprendre les conséquences de cette loi a un niveau sociétal et individuel, c’est bien évidemment primordial pour comprendre les enjeux. Mais comprendre les causes qui ont conduit à ce changement et cette prise de conscience avant le reste du monde, c’est aussi un point essentiel, qui fait partie intégrante du film.

Finalement, pourquoi chez eux et pas encore chez nous ?
Vous le saurez bientôt.

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  • 9- ''Vous ne pouvez pas respecter un point de vue différent du votre ? On fait encore ce qu'on veut chez soi, et avec ses enfants !''

Non, desolée, mais on ne fait pas ce que l'on veut. Pour la simple et bonne raison que les enfants n'appartiennent pas aux parents. Ils ont des droits immuables comme nous tous. On a aboli les châtiments corporels des patrons sur leurs ouvriers, ceux des autorités sur les prisonniers, ceux des professeurs d'universités sur leurs étudiants ou encore ceux des hommes sur leurs femmes. Et on abolira les châtiments corporels des adultes sur les enfants. Si un homme giflait sa femme et vous rétorquait face a vos protestations qu'il fait bien ce qu'il veut avec sa femme, vous ne seriez pas d'accord. Vous ne respecteriez pas ce point de vue qui n'en est pas un. Eh bien les enfants, c'est pareil. Ce n'est pas une histoire de point de vue, c'est bel et bien de droits humains fondamentaux dont on parle. Et ces droits sont immuables, indiscutables.

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  • 10- ''Ok mais pourquoi une loi ? C'est mieux d'aider les parents, plutôt que de les fliquer !


Evidemment qu'il faut aider les parents. Leur montrer des alternatives aux seules façons de faire qu'ils connaissent. Personne n'a dit le contraire. Mais la loi, elle est nécessaire. Tout simplement parce que ce sont les lois qui font les grandes avancées, ce sont les lois qui font une société.
En 1956, une loi interdisait pour la première fois le vin dans les cantines scolaires de nos écoliers en France. Si, si, c'est une réalité. Une nouvelle qui n'a pas plu, les adultes estimant qu'eux avaient bu de l'alcool a l'école et qu'ils n'en étaient pas morts ! Aujourd'hui, qui irait donner un verre de rouge a un enfant de 6 ans pour accompagner sa mousseline et son jambon...? Les lois nous font avancer, et cette loi, 38 ans plus tard, a métamorphosé les relations en Suède.
Et si vous trouvez dingue que les enfants avant 1956 buvaient tous les jours du vin a l'école primaire, eh bien les suédois eux trouvent dingue que les enfants français grandissent dans les claques et autres fessées en 2017. Question de perspective. Question de loi et de ses conséquences sociétales.
Vous allez me dire que oui, mais c'était mieux avant ! Ouvrez vos livres d'Histoire, parcourez les pages, et réfléchissez a cette drôle de théorie. Non, ce n'était pas mieux avant. C'était meme, disons-le franchement, deja une belle catastrophe. La Seconde Guerre Mondiale, pour ne prendre qu'un exemple, elle date bien de l'époque de nos ancêtres. Le fait est qu'on n'a jamais vraiment su éduquer les enfants pour en faire des êtres pleinement empathiques. Mais aujourd'hui, on en sait beaucoup plus sur le sujet. Nous sommes en 2017 et nous savons désormais que la violence est a éradiquer de l'éducation si on veut pouvoir aller vers un avenir plus serein. Les enfants sont la clef de notre Demain.


HISTORIQUE DU PROJET :

Je m'appelle Marion, j'ai 24 ans et je vis en Suède depuis maintenant 5 ans.
''La Suède, quelle drôle d'idée !" me dit-on souvent. Peut-être.
Mais cette drôle d'idée, c'est le projet de ma vie.

Tout a commencé jeune ado, bonne élève, dans la lune, déjà je rêvais d'autre chose, plongée dans mes romans et dans mes magazines… Un magazine, une page m’aura marqué plus que les autres. J’ai 14 ans et je suis en train de lire une énième revue parentale de ma collection, inédite. Un petit carré en bas de page. Un petit drapeau bleu avec une croix jaune. Et un texte. ''La Suède, première à avoir aboli les châtiments corporels en 1979.’’

À partir de là, on peut dire que tout a commencé, et mes années lycée je les ai passées déjà loin, la musique suédoise dans les écouteurs, le drapeau recuperé chez IKEA accroché au mur de ma chambre… Rien ni personne ne m’arrêterait.

Cette société qui mettait les enfants et les adultes au même niveau ne pouvait être que très singulière, dans bien des domaines, j'en étais persuadée. Mes lectures sur le sujet me le confirmaient chaque jour, je ne rêvais pas, cette société existait bel et bien, un peu plus haut, plus près des nuages dans lesquels je me réfugiais si souvent.

Et puis je suis partie, à 19 ans. Mais bizarrement, moi, j'avais finalement plus l'impression de rentrer chez moi. dans le pays de mes rêves, de mes lectures, de mes projets, que je n'avais pourtant jamais encore frôlé de mes pas.

J'ai travaillé chez des familles suédoises différentes pendant 3 ans. Trois familles, sept enfants. Le temps a passé, j'ai appris la langue, puis la culture aussi, j’ai commencé des études de médias, et continué de m'occuper d'enfants pendant des fêtes d'anniversaire et toutes sortes d'événements ou encore aujourd'hui je les maquille en papillon, en spiderman, en Pikachu ou autre Reine des Neiges…
En fait des enfants, j'en rencontre par dizaines, par centaines, grâce à ce job. Chez eux et en famille comme à l'extérieur, je suis au coeur de la Suède et de l'enfance suédoise, comme dans mes rêves d’ado les plus vertigineux. Et ce qui est compliqué pour moi aujourd’hui, dans cette vie suédoise qui est devenue ma vie, c'est finalement de parfois devoir revenir en France.

Car pour moi aujourd’hui, revenir en France, c'est comme sauter dans une machine à remonter le temps. Loin dans le temps. Trop loin. Et c'est de là entre autre qu'est née l'envie de faire ce film. ''Même qu'on naît imbattables !''

Un documentaire où je vous invite à vous aussi sauter dans cette machine à remonter le temps, mais … dans l’autre sens, pour vous rendre dans le futur qui pourrait être celui de la France.


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LE PROJET :

Le 22 décembre 2016
, la France rejoignait la Suède et 50 autres pays, en abolissant enfin les veo, les violences éducatives ordinaires. Une mesure historique. Nécessaire. Mais une mesure incomprise. Une mesure... qui a incroyablement et collectivement dérangé.

Une mesure que 60 sénateurs ont décidé d’attaquer, pour obtenir sa supression.
Suppression obtenue le 26 janvier. Sous les applaudissements de 87% des Français qui sont aujourd’hui encore favorables aux punitions corporelles.

Réaliser que l'on a fait fausse route, pendant tout ce temps, pour pouvoir enfin s'attaquer aux racines de la violence et faire triompher l'empathie naturelle de la nature humaine désormais prouvée par les neurosciences, et que la violence éducative a toujours empoisonné, c'est l'objectif de cette loi, pourtant encore et encore refusée par la France.

Car ok, on l'aura compris, La Suède est le premier pays à avoir interdit les châtiments corporels. Et le répéter en boucle, ce n'est pas ça qui fera changer les mentalités en France, en attendant...

Mais, vous êtes-vous déjà demandés… Comment les Suédois en sont-ils arrivés là, à se poser cette question, déjà en 1979 ? Quels intérêts à l'échelle sociale ont-ils vus dans cette loi jugée a l’époque comme nécessaire par le gouvernement et beaucoup de spécialistes ? Pourquoi avoir fait de la fessée une question politique, sociétale, humaine ? Et pour quels résultats aujourd’hui, concrètement ?

Que deviennent ces Suédois et Suédoises qui ont grandi sans coin, sans claques, sans gifles, sans même une tape sur les fesses ?





Une génération. C’est ce qu’il aura fallu pour éradiquer cette pratique des esprits. Car ne pas l’avoir vécu soi-même c’est ne pas comprendre le processus qui conduit à cette violence.

Mais ne l’oublions quand même pas, en 1979, 70% des Suédois s'opposaient à l'abolition, qui signait pour eux la décadence de la société future. Ils ne voulaient pas de cette loi qu'ils jugeaient comme la pire ingérence de l'État dans les familles. Ils s'exclamaient en choeur : ''Si je dois lui en coller une à mon marmot, je le ferai, loi ou pas loi !''.

38 ans plus tard, pourtant, il est difficile de croiser un Suédois qui n'a recu ne serait-ce qu'une claque, ou même une tape sur la main, dans son enfance. Souvent ils ne savent même pas que cela se fait encore dans des pays voisins. Une méthode barbare, d’Autrefois, qu’ils ne comprennent pas, qu’ils n’envisagent même pas. Car pour cela, ils n’ont nullement besoin de juger leurs parents.

On ne peut pas en dire autant des 87% de français qui tapent leurs enfants, parce qu'eux "n’en sont pas morts.’’ Juger cette fessée comme de la violence, ça serait remettre en question ses parents et donc son enfance. Un chemin que peu oseront emprunter.

’’ Cette violence, elle n’est pas innée. Elle s’apprend.’’
Hannes, papa d'Arvid


Mais et alors. Des enfants rois les petits blondinets ? Il paraît même que les Suédois regrettent aujourd'hui d'avoir voté cette loi il y bientôt 4 décennies. La société serait désormais en perdition, justement, et les parents terrorisés face à leur enfants. C'est même David Eberhard, psychiatre Suédois, qui l'aurait dit dans un article du Figaro.

Aujourd'hui on aime à faire croire qu'effectivement, ils regrettent et même qu'ils en reviennent, les suédois ! Mais la réalité elle, est bien différente. Car 38 ans plus tard, les gens ici ne comprennent même plus comment on peut lever la main sur un enfant. Ils ne se souviennent qu'a peine qu'il fut un temps ou l'on tapait les enfants pour les éduquer.

Et si on ne vous avait pas tout dit ? Et si on vous avait... menti ?


''Je n'ai jamais dit que j'étais pour les punitions corporelles.
Cette loi est une évidence. ''
David Eberhard



UNICITÉ. CONFIANCE. ÉMOTIONS

Ce sont à travers ces trois valeurs clefs de la société suédoise que je vous invite à découvrir à quoi pourrait ressembler la France dans l'avenir, si on donnait à l'Enfance toute sa place. Les enfants sont la société du futur, ils sont notre avenir, et leur bien-être est la clef d'une société saine. Et une enfance heureuse c'est encore la meilleure arme pour combattre la violence dans le monde.



J'ai beaucoup d'ambitions pour ce film, que ce soit pour invalider les rumeurs et autres clichés entendus sur la société et l'enfance suédoise, mais aussi pour concrètement comprendre et appréhender les causes et conséquences humaines de cette Révolution de l'Enfance et de ses Droits dans la société.

J'ai également à coeur de faire connaitre les découvertes en neurosciences, cet outil magicien qui nous donnent aujourd’hui une formidable réponse, désormais irréfutable, à LA question que l’Etre humain s’est toujours posé :

—> Oui, la nature humaine est bonne !

Ce projet est le résultat d'un an de travail acharné de scénariste, journaliste, caméraman, ingénieur du son, monteuse... Autant de casquettes (et encore bien d'autres) qui ont été les miennes pour pouvoir réaliser ce film. Des heures, des semaines, des mois, qui je suis sûre, en valent la chandelle.

Car tout cela, c’est pour les enfants francais, la société, l’espece humaine. Faire evoluer les mentalites pour dans quelques décennies nous aussi pouvoir regarder en arrière et se dire à notre tour : ''Comment on a pu...?''


Mon souhait est que ce film puisse y contribuer.
Et c'est d'abord grâce à vous, que cela sera possible.


''Ce sont les petites choses qui finiront par faire de grande différences.''
Thea, 12 ans.

*******************



MON PROJET/VOTRE PROJET :

Pourquoi 20 000 € ?

La précédente collecte était a 37 000€. Sur cet objectif final 17 000 € ont été récoltés en 30 jours grace a un beau mouvement de solidarité. Cette collecte sera maintenant la dernière, pour récolter l'argent restant a l'objectif final --> 20 000 €.

- Matériel de montage.
- Droits sur le matériel vidéo/TV, en quantité relativement importante.
- Matériel vidéo d'archives.
- Les droits musicaux.
- Le financement des contreparties et de leur envoi.
- les 8% de frais de campagne.

Un certain nombre de contenus peuvent maintenant être financés grace a la collecte qui vient de se finir. Mais pas tout. Et c'est pour cela que cette collecte reprend pendant 30 jours. Suite et fin de cet appel.

La collecte est déterminante pour la suite.

C'est la solidarité qui permettra la sortie du film.
Celle-ci est prévue aux alentours de mars/avril.

Alors, d'avance, merci à vous d'être une goutte dans la mer de la non-violence, pour les enfants, et pour la condition humaine. Toute contribution compte !



/La réalisatrice

L'équipe du projet

l'équipe

  • Marion Cuerq réalisatrice

À quoi va servir l'argent ?

OK
A partir de 1 000 €
+

A partir de 20 000 €
+

Actualités

Bonjour Lomage, Pour recevoir le DVD, c'est effectivement a partir de 45€ de contribution. Ceci dit, rien n'empeche de l'acheter quand il sera sorti et de contribuer a hauteur de ses moyens au financement du film, en attendant.

Désolé, j'ai eu un souci. Je disais : Donc si j'ai bien compris, on ne pourra pas voir le film si on paie moins de 45 euros ? :( (on peut supprimer le commentaire précédent)

Bonjour CDA, Peut-etre voir si la participation est bien enregistrée ? Tous les co-prods se retrouvent dans la liste :) Sinon me contacter par mail, pour que Touscoprod voit cela rapidement : marionc69@yahoo.fr

CDA

Bonjour, Pourquoi CDA ne se retrouve pas dans la communauté après avoir contribué ?

Un grand merci

Bonjour Nath3544! Ok, j'en prends note, vous recevrez le DVD ;)

Bonjour. Je pense que j'ai fait une boulette. J'ai contribué au projet à hauteur de 50 € et j'ai indiqué ne pas souhaiter de "récompense", ma récompense étant la sortie du film. Or, après coup, j'ai compris que la récompense serait aussi l'envoi du dvd du film. En renonçant aux récompenses, j'imagine que j'ai aussi renoncé à recevoir le dvd du reportage ?

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