Printemps à Hanamiyama (Fukushima)

Documentary by INTERBAY France
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Pitch

Quartier de Watari, ville de Fukushima, préfecture de Fukushima.

Avec pour site emblèmatique, distant de 80 km de la centrale nucléaire de Fukushima, le parc Hanamiyama, connu pour être un coin de paradis sur terre.

 Début mars 2012, alors que le parfum des chimonanthes se répand tout alentour, les travaux de décontamination, pour éviter une dispersion du césium et abaisser le niveau de radioactivité du site, ont commencé véritablement.

Ce lieu célèbre pour ses cerisiers, qui accueille en moyenne 300 000 visiteurs tous les ans pendant le période d’avril et mai (Hanami), n’a attiré que 94 000 personnes l’an passé, du fait du Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku et de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.

Située dans une vallée, avec une pollution radioactive relativement forte, la zone est considérée comme un hot spot de radioactivité. Des travailleurs se chargent de ces travaux, sans le résultat escompté, sous les yeux des habitants du village inquiets.

Que se cache-t-il derrière le chiffre de 1,96 micro-sievert ,qui y est relevé ?

Après les retombées radioactives dues à l’explosion de la bombe atomique sur Hiroshima et Nagasaki lors de la Seconde Guerre mondiale, le Japon est à nouveau confronté au danger des radiations ionisantes. Le fait est qu’on ne sait toujours pas mesurer les effets de la radioactivité, invisible, sur l’organisme. Mais ces gens exposés doivent-ils devenir de nouveaux cobayes qu’observe le monde ?

Ce n’est pas l’affaire « des autres » : regardons la réalité en face et demandons-nous ce qu’il est de notre devoir de faire.

En moins d’un siècle, tant de catastrophes d’origine humaine causées par le nucléaire …Sommes-nous plus intelligents pour autant ? Sommes-nous devenus meilleurs ? Le printemps revisitera-t-il un jour le coin paradisiaque de Watari ?

The good reasons to support us

Après le choc du séisme du 11 mars 2011, beaucoup de médias occidentaux  se sont attardés sur le stoïcisme, et le courage des japonais. Nous ramenant  au cliché habituel et probablement  rassurant du japonais éternellement  soumis aux éléments, et à ses codes sociaux. Depuis plus de 20 ans, à cheval entre deux cultures, Je m’interesse à découvrir de quoi est constitué ce fil qui nous relie, nous, êtres humains.  En 2007, suite à une rencontre lors d’une soirée à Paris, je réalise le film Goendama . Le film Goendama décrivait la rencontre  d’un violoncelliste français à la recherche de ses racines et d’une infirmière  japonaise de 48 ans atteinte d’un cancer et  toujours active auprès des enfants et des malades. Ils s’échangèrent un objet en se promettant de se revoir au Japon : il lui remit un éventail qui lui était cher ; elle lui transmit, par l’intermédiaire de sa fille, une pièce de cinq yen dans l’attente de leurs retrouvailles. Cinq yen , se dit go-en en japonais.  Go-en recouvre également les notions de destin et de liens qui unissent les gens. Le film fut classé parmi les 10 meilleurs documentaires de 2009 par le magazine Kinema Junpô (équivalent au Japon des cahiers du cinéma) .  Pendant 3 ans, je fus invité au Japon pour projeter le film dans des écoles, des hôpitaux et des foyers, afin de témoigner de cette aventure humaine. En mars 2012, je fus est invité à projeter le film à Fukushima.
A cette occasion j’ai  visité une partie de la région dévastée, et touché par la l'accueil chaleureux des habitants et par leur situation, j’ai décide de revenir.

Go-en, le lien, initié par Izumi, l’infirmière, reste plus que jamais le fil conducteur de mon travail, d’Oïta à Fukushima. Je veux m’intéresser cette fois à ces gens qui vivent au milieu d’une menace invisible. Montrer leur relation avec la terre qui offre ses fruits dont plus personne ne veut.Je veux montrer l’attachement à la terre natale, et comment on peut se reconstruire ailleurs. Suivre cet inlassable travail de nettoyage dont se charge des équipes de jeunes hommes .  Je veux accompagner Kyoko, artiste de la 15 ème génération d’une famille de céramistes (la famille (Goto), à la recherche de son atelier à présent déserté dans la zone interdite. Une artiste à qui la terre, matière première de son art est à présent interdite, dans l’obligation de tout reconstruire ailleurs. Découvrir avec un éleveur privé de ses animaux, comment leur odeur vient à déserter les lieux. Ce film montrera des témoignages humains qui questionneront sur les racines.

 

INTERBAY

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